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lundi 29 avril 2013

Quand les autorités sanitaires vous nuisent

SNI_autorites-sanitaires

 

Au-delà de tous les scandales médicaux dont la presse a parlé, le pire méfait des autorités sanitaires ces dernières années est, pour moi, l’offensive qu’elles mènent contre les produits naturels de santé, dans le cadre de l’affaire dite des « allégations thérapeutiques ».
Cette affaire vous concerne directement, vous nuit directement. Mais comme il est difficile d’en parler en 30 secondes dans un flash-info, les journalistes ont occulté le problème dans les grands médias et la plupart d’entre nous ne sommes ni conscients, ni inquiets de ce qui se passe.
C’est pourtant un scandale énorme, aux répercussions beaucoup plus concrètes pour chacun de nous que les tripotages financiers de nos politiciens « normaux » qui occupent les journalistes.
Je vais vous résumer le problème :
En 2002, l’Union européenne décide de supprimer la liberté des fabricants et vendeurs de compléments alimentaires de faire des « allégations thérapeutiques » sur leurs produits, c’est-à-dire d’inscrire des phrases, des mots, des images suggérant que ce produit pourrait soigner, prévenir, traiter ou guérir une maladie, où que ce soit (site Internet, catalogue, emballage, notice…). Il s’agit de la directive 2002/46 CE. Cette directive vise aussi les noms des marques et même la forme des produits s’ils sont considérés comme « suggestifs » d’un quelconque effet sur la santé.
Par exemple si un fabricant de compléments alimentaires appelle son produit « Ménopause », il est en infraction car, à ce jour aucune vitamine, aucun minéral, aucune plante, aucun ingrédient n’est reconnu comme ayant aucun impact sur la ménopause. Le fabricant risque une amende de 450 euros par boîte non conforme, ce qui représente potentiellement des millions d’euros d’amende, y compris si le produit est dépourvu de toute dangerosité.
Cette directive interdit même aux fabricants de suggérer que leur produit pourrait combler une carence, un déficit.
Cette interdiction met fin à 2500 ans de médecine qui, depuis Hippocrate, considérait comme évident que « ton aliment est ton premier médicament ». Elle nie que, par exemple, lorsqu’on donne un extrait d’acérola (fruit très riche en vitamine C) à une personne souffrant de scorbut, on lui sauve la vie…
La raison invoquée est d’empêcher d’éventuels charlatans de vendre une poudre de perlimpinpin, tout en affirmant qu’elle agirait contre le cancer par exemple, au risque que des personnes naïves renoncent à un traitement médical à l’efficacité scientifiquement démontrée au profit de cette poudre.
L’Union Européenne décide donc de créer un comité d’experts à travers l’Agence Européenne de la Sécurité Alimentaire (EFSA), avec la mission d’examiner les produits naturels, de créer des catégories de produits et d’établir, sur la base des études scientifiques existantes, ce qui serait désormais permis aux fabricants de dire sur chacun d’eux.

L’enfer est pavé de bonnes intentions



A première vue, cela semble partir d’une bonne intention.
Dans la réalité, c’est une véritable catastrophe pour la santé publique. Cette réglementation va entraîner la disparition de dizaines de milliers de produits naturels du marché, pour les raisons suivantes :

  1. Les études scientifiques à grande échelle n’existent pas. Les bureaucrates européens sont partis du principe qu’il « suffit » aux fabricants de présenter un dossier de recherche démontrant les vertus thérapeutiques de chaque aliment. Le problème est que, pour la plupart, aucune recherche n’a été faite avec le nombre de participants et le degré de fiabilité exigés pour être admis par le comité d’experts, habitués à la procédure d’évaluation des médicaments. Non que ces aliments n’aient pas de vertu thérapeutique. Mais personne n’a les moyens ni le temps de réaliser toutes ces études, parce que n’étant pas brevetables, et les études cliniques coûtant très cher, il est impossible de les rentabiliser. Ce fut par exemple le cas du pruneau : personne n’ayant réalisé d’étude assez « scientifique » aux yeux des experts sur les effets laxatifs du pruneau, ils décidèrent d’interdire cette allégation. Des milliers d’aliments furent ainsi privés d’office de la possibilité d’être vendus avec des allégations thérapeutiques pourtant bien établies.
  2. La tâche est trop vaste. Il existe des dizaines de milliers d’aliments naturels, qui se présentent sous des formes différentes. Ainsi l’ail rose n’est pas l’ail blanc, et les espèces européennes ne sont pas les espèces chinoises. La plupart des aliments naturels agissent en synergie. Quand bien même des « études scientifiques » existeraient pour chacun d’entre eux, il serait strictement impossible à un Comité, même travaillant jour et nuit, de les examiner toutes, et plus encore les différentes combinaisons d’aliments. Il leur faudrait travailler plusieurs siècles pour rendre un avis valable sur chaque produit. Des dizaines de milliers de produits supplémentaires furent donc aussi automatiquement condamnés, faute de temps pour les étudier. Ne restaient en lice que les grands classiques, comme la vitamine D, les oméga-3, etc.
  3. Les experts sont incompétents. Trop sélectionnés pour leurs diplômes en médecine conventionnelle et surtout en « toxicologie », beaucoup sont formés à voir des poisons partout. Par contre, ils n’ont généralement aucune formation valable en nutrition, cette discipline étant elle-même dans ses balbutiements, avec les tout-récents progrès de la biologie cellulaire. La plupart de ces médecins, formés à la vieille école scientiste, ont de plus un préjugé contre les produits naturels. Pour eux, médecine rime avec médicaments chimiques, tout le reste n’étant que « remèdes de bonne-femme ». Cela joue encore en défaveur de milliers de produits naturels qui sont rayés de la liste.
  4. Opacité et conflits d’intérêts : les experts sont désignés par l’EFSA dans l’opacité totale (qui ? pourquoi ?) et sans garantie sérieuse de leur indépendance vis-à-vis des lobbys industriels. La présidente, Diána Bánáti, a été obligée de démissionner en 2012 ayant simplement « oublié » de déclarer son conflit d’intérêt avec le lobby pro-OGM International Life Sciences Institute (ILSI) où elle est retournée travailler. Une autre démission a fait grand bruit : celle du Commissaire européen en charge de la protection des consommateurs (DG SANCO), M. John Dalli, pris la main dans le pot de miel du lobby du tabac.
Le résultat est que, le 23 mai 2012, après six années d’études, le comité d’expert accouche péniblement d’une liste de… 222 allégations autorisées, sur 40 000 dossiers. On évalue de plus à des dizaines de milliers le nombre de produits naturels, et combinaisons de produits naturels, trop peu rentables pour que quiconque se soit donné la peine de constituer un dossier.
Ils tombent donc dans les oubliettes, éliminés de l’Histoire par la folie réglementariste de quelques experts européens agissant en toute opacité.

Répression aveugle


Pire encore, concernant les 222 allégations autorisées, il ne s’agit même pas d’indiquer aux patients que le produit peut les aider à soigner quoi que soit. La liste n’autorise que les termes suivants : « contribue à un état normal de… » ou encore « participe à maintenir une fonction normale », et impose des formulation techniques peu claires pour les non-spécialistes.
Par exemple, au lieu de permettre d’écrire « l’huile d’olive est bonne pour le cœur », ou « l’huile d’olive réduit le risque de maladie cardiaque », il faut écrire : « Le remplacement de graisses saturées par des graisses insaturées dans le régime alimentaire contribue au maintien d’une cholestérolémie normale. L’acide oléique est une graisse insaturée. » Charge au consommateur d’ouvrir son encyclopédie pour comprendre que l’acide oléique correspond aux acides gras présents dans l’huile d’olive.
Autre exemple, au lieu d’autoriser « la levure de riz rouge fait baisser le taux de cholestérol », les experts ont décidé qu’il faudrait écrire : « La monacoline K de la levure de riz rouge contribue au maintien d’une cholestérolémie normale ».
Les fonctions physiologiques positives reconnues aux compléments alimentaires sont niées.
Enfin, comble de la mauvaise foi, l’Union européenne fixe les doses maximales autorisées en vitamines et minéraux dans les compléments alimentaires à des niveaux dérisoires, ne permettant plus à beaucoup de compléments alimentaires d’avoir d’effet positif sur la santé

Effets pervers en cascade



Une seconde vague de 555 allégations est attendue aujourd’hui, mais vu les conditions dans lesquelles ces autorisations sont accordées, cela ne changera rien à l’issue de ce jeu de massacre. Avec les effets pervers suivants :
  1. Faute de lisibilité sur l’usage des produits, la connaissance des produits naturels par le grand public s’étiole, ainsi que l’habitude d’acheter ces produits. Cela augmente le recours à la médecine conventionnelle et aux médicaments chimiques (ce qui bien sûr, arrange l’industrie) ;
  2. De nombreux fabricants artisanaux de produits naturels, privés de débouchés, font faillite, conduisant à une baisse drastique de la diversité des produits disponibles dans le commerce, à une dégradation de la qualité, et à une augmentation des prix liées à la diminution de l’offre disponible.
  3. Le risque d’erreur chez les consommateurs et patients, augmente, l’étiquetage de la plupart des produits ne donnant plus aucune information utile sur leur usage. Si des effets indésirables ne sont généralement pas à craindre avec les produits naturels, de nombreuses personnes sont néanmoins privées de la possibilité de prévenir ou de soigner leur maladie, s’étant trompées de produit sans s’en apercevoir, et sans moyen de se détromper.
Somme toute, cette réglementation produit l’effet exactement inverse de ce qui avait été prévu. Loin de protéger le consommateur, elle prive tous les acteurs sérieux du secteur de la possibilité d’informer correctement leurs clients. Ce qui laisse le champ libre à tous les escrocs qui, par définition, ne se soucient pas des lois, et ne se privent pas de faire des allégations thérapeutiques farfelues sur leurs produits.

Un réglementation qui tue l’innovation



Mais le plus grave est que cette réglementation provoque une fossilisation générale du système de santé, privé de sa principale source d’innovation.
En effet, le progrès médical n’est pas, et n’a jamais été, organisé par les autorités. Il est absolument capital que les thérapeutes et les patients puissent essayer toutes sortes de solutions, avant de trouver la bonne, la médecine étant avant tout une science expérimentale. Car c’est grâce à ces expérimentations qu’a lieu le progrès médical,les vertus de la plupart des produits de santé ayant été découvertes par hasard, souvent par des non médecins (on pense bien sûr à la pénicilline, mais ce fut le cas de l’aspirine, des rayons X, de l’insuline, de la vitamine C, etc.)
Un exemple concret : si un médecin recommande ou prescrit de l’acérola, il peut être poursuivi en justice car les autorités considèrent que ce médecin doit utiliser seulement de la vitamine C de la pharmacie qui seul a le statut officiel de médicament. Ceci alors qu’on sait que l’acérola a naturellement exactement les mêmes vertus que la vitamine C de synthèse.
De plus, chaque personne étant différente, il n’existe pas « une bonne solution de manière générale » mais « des solutions » selon le patient, son terrain, son passé familial et son environnement. Par ailleurs, les espèces vivantes évoluent, et les remèdes d’hier ne sont pas forcément ceux d’aujourd’hui, ni ceux d’aujourd’hui ceux de demain. Le cas très concret se pose également à la médecine conventionnelle avec les antibiotiques, qui évoluent moins vite que les bactéries qui nous entourent.

Permettre le progrès médical par une indispensable marge de liberté



Pour que le progrès existe, il faut donc laisser tous les acteurs mener les plus diverses expérimentations, le rôle des autorités devant se limiter à définir ce qui est interdit.
Si, au lieu de dire ce qui est interdit, les autorités se mettent à interdire a priori tout ce qu’elles n’ont pas autorisé, plus aucun progrès n’est possible. Et c’est exactement ce qu’a fait l’Union Européenne, dans le domaine de recherche le plus prometteur du 21e siècle, la micronutrition.
Dans la pratique, les choses se passent de la façon suivante : une personne découvre par hasard que, en buvant une infusion d’écorce de saule blanc, par exemple, ses maux de tête disparaissent.
Cette personne va en parler à ses amis. La pratique va plus ou moins se développer, suivant le succès observé. Mais ce n’est qu’une fois que la réputation du produit s’est solidement ancrée que quelqu’un peut prendre le risque financier d’organiser une grande étude scientifique en double-aveugle contre placebo, qui va valider les effets réels ou non du produit. Mais pour un très grand nombre de produits naturels, qui n’ont vocation qu’à traiter des problèmes de santé rares dans des cas particuliers, ces études scientifiques ne se justifieront jamais financièrement.
Les fonctionnaires européens ne peuvent pas comprendre cette contrainte. Pour eux, la vie est simple. « Pas d’études ? Pas d’autorisation.» Et boum, le problème est évacué, tant pis si leur myopie prive un continent entier de milliers de traitement naturel prometteur.
A titre d’exemple, il suffit d’écouter M. Fréderic Vincent, porte-parole de la commission Santé au sein de l’Europe concernant la directive des allégations expliquer dans une interview : « L’idée était toute simple : faire le ménage dans les allégations de produits de santé dans l’UE, en effet on a en quelque sorte écrémé.. », (« Les compléments alimentaires, une pilule qui passe mal », documentaire de Sylvie Chabas diffusé sur France 5 le 14 avril 2013).
C’est de la barbarie. Cet autoritarisme est d’autant plus scandaleux que l’administration avait déjà, de longue date, tous les moyens nécessaires pour poursuivre les escrocs vendeurs de poudres miracles. Car dans le domaine de la santé, comme dans tous les autres domaines, le commerçant n’a absolument pas le droit de dire n’importe quoi sur ce qu’il vend.

Les lois répressives existantes étaient largement suffisantes



S’il le fait, il commet une pratique commerciale trompeuse, prévue par l’art. L 121-1-1 du Code de la Consommation. Cet article donne une liste de 22 pratiques réputées trompeuses sur l’ensemble du territoire européen, qui comprend notamment « 16. le fait d’affirmer faussement qu’un produit ou une prestation de services est de nature à guérir des maladies, des dysfonctionnements ou des malformations ».
Précisons par ailleurs qu’il s’agit d’un délit sanctionné par une amende pouvant aller jusqu’à 37 500 € et/ou une peine d’emprisonnement de 2 ans.
Bref, il était de toutes façons interdit pour un commerçant de vendre une poudre de perlimpinpin en faisant croire à son acheteur qu’elle peut soigner du cancer, des problèmes cardiaques, ou des chagrins d’amour…
Il n’était nul besoin de créer des interdictions supplémentaires.
Ainsi va l’Europe, menée par des ânes. Mais il en va cette fois de notre bien le plus précieux : notre santé. Et c’est pourquoi, tant que je vivrai, je continuerai à écrire noir sur blanc, dans Santé Nature Innovation, toutes les vérités sur les produits de santé naturelle que l’administration a si imprudemment interdits aux fabricants. Car je suis couvert par la liberté d’expression, qui n’a jusqu’à nouvel ordre pas encore été supprimée en Europe.
Et ça, nos amis bruxellois ne l’avait pas prévu.


Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation


Pour en savoir plus, cliquez ici : http://www.santenatureinnovation.com/quels-problemes-de-sante/autres/autorites-sanitaires-allegations-therapeutiques/#ixzz2RreONDQC

samedi 23 mars 2013

Les vertus de l'ail

L'ail s'avère 100 fois plus efficace que les antibiotiques et agit en un temps record


ail.jpgUne découverte significative de l'Université de l'État de Washington montre que l'ail est 100 fois plus efficace que deux antibiotiques populaires pour combattre des maladies causées par des bactéries responsables de toxi-infections alimentaires.

Leur travail a été publié récemment dans le Journal de Chimiothérapie Antimicrobienne, une suite des précédentes recherches de l'auteur dans Microbiologie Appliquée à l'Environnement qui a démontré de manière concluante qu'un concentré d'ail était efficace pour inhiber la croissance de la bactérie Campylobacter jejuni.

L'ail est probablement l'un des plus puissants aliments naturels. C'est l'une des raisons pour laquelle les gens qui suivent un régime méditerranéen ont des vies aussi saines et longues. L'ail est aussi très performant en laboratoire de recherche.

« Ce travail me passionne beaucoup parce qu'il montre que ce composé a le potentiel de réduire des bactéries pathogènes de l'environnement et de nos aliments » a dit Xiaonan Lu un chercheur docteur en sciences et auteur principal de l'article.

L'une des découvertes les plus intéressantes est que l'ail augmente le niveau global d'antioxydants dans le corps. Scientifiquement connu sous le nom d'Allium sativa, l'ail est célèbre dans l'histoire pour sa capacité à combattre les virus et les bactéries. Louis Pasteur a remarqué en 1858 que les bactéries mourraient quand elles étaient arrosées d'ail. Depuis le Moyen-Âge, l'ail a été utilisé pour guérir les blessures, broyé ou en tranches et appliqué directement sur les blessures pour inhiber la propagation de l'infection. Les russes nomment l'ail, la pénicilline russe.

« C'est la première étape vers un développement ou une réflexion vers de nouvelles stratégies d'intervention », a dit Michael Kokel, co-auteur de recherches sur le Campylobacter jejuni pendant 25 ans.

« Le Campylobacter est une des causes bactériennes les plus fréquentes des toxi-infections alimentaires aux États-Unis et probablement dans le monde » a dit Konkel. Quelque 2,4 millions d'américains sont atteints chaque année d'après le Centre américain de Contrôle et de Prévention des Maladies, avec des symptômes comme de la diarrhée, des douleurs abdominales et de la fièvre.

Les bactéries sont également responsables dans presque un tiers des cas du déclenchement d'une maladie paralysante rare connue sous le nom de syndrome de Guillain-Barré.

Le disulfure de diallyle est un composé organosoufré dérivé de l'ail et de quelques autres plantes de la famille Allium. Il est produit pendant la décomposition de l'allicine libéré quand on écrase l'ail.

Lu et ses collègues ont observé la capacité du disulfure de diallyle à tuer les bactéries quand elles sont protégées par un biofilm visqueux (sécrété par la bactérie, NdT), ce qui les rend 1000 fois plus résistantes aux antibiotiques que les cellules bactériennes flottant librement. Ils ont découvert que le composé peut facilement pénétrer le biofilm protecteur et tuer les cellules bactériennes en se combinant avec un enzyme contenant du soufre, et de ce fait changer la fonction de l'enzyme et bloquer efficacement le métabolisme de la cellule.

Les chercheurs ont découvert que le disulfure de diallyle était aussi 100 fois plus efficace que les antibiotiques appelés érythromycine et ciprofloxacine et qu'il agit souvent en un temps record.

Deux travaux précédents publiés l'an dernier par Lu et ses collègues de l'université en Microbiologie Environnementale et Appliquées et en Chimie Analytique ont montré que le disulfure de diallyle et d'autres composés organo-sulfurés tuaient efficacement des pathogènes d'origine alimentaire tels que le Listéria Monocytogénès et Escherichia Coli O157 : H7.

« Le disulfure de diallyle peut être utile pour réduire le niveau deCampylobacters dans l'environnement et pour nettoyer le matériel de transformation industrielle de l'alimentation, car on trouve dans les deux cas la bactérie dans le biofilm » a dit Konkel.

« Le disulfure de diallyle pourrait rendre beaucoup d'aliments moins dangereux » a dit Barbara Rasco, co-auteur des trois derniers articles et conseillère de Lu pour son doctorat en sciences alimentaires. « On peut l'utiliser pour nettoyer les surfaces de préparation alimentaire et comme conservateur dans les aliments emballés comme les salades de pâtes et de pommes de terre, les salades de choux et de la charcuterie ».

« Ceci ne prolongerait pas seulement la durée de consommation mais réduirait aussi la croissance de bactéries potentiellement nocives » a-t-elle dit.

La substance naturelle peut aussi être obtenue sans l'introduction artificielle de produits chimiques dangereux qui perturberaient ses capacités de réduction des maladies.

Ironiquement, beaucoup de chercheurs pensent que les antibiotiques peuvent être l'un des nombreux facteurs qui contribuent à obstruer les intestins des jeunes enfants.
 
 
Traduit par Bistro Bar blog
http://www.wakingtimes.com/2013/01/29/garlic-proven-100-times-more-effective-than-antibiotics-working-in-a-fraction-of-the-time/
lu sur le nouveau paradigme

vendredi 17 août 2012

lundi 13 août 2012

La crise délibérée


La crise délibérée

Pendant que les forces de la contestation sociale pansent leurs plaies dans leurs quartiers d'été, celles de l'argent ne relâchent pas leurs efforts pour nous enfoncer chaque jour un peu plus dans la merde.

Deux petites informations de rien qui se télescopent dans l'indifférence paresseuse des fausses vacances : d'un côté, une ville espagnole qui va équiper de cadenas les poubelles des supermarchés, de l'autre une ville de Belgique qui entend forcer les mêmes supermarchés à aider les démunis.

Deux villes de notre temps, deux visions de l'action politique diamétralement opposées : l'une qui se couche et accompagne toutes les régressions, l'autre qui se dresse et utilise son pouvoir pour changer les choses, même petitement, même à sa seule échelle locale, l'échelle de l'action politique de la soumission ou du refus.

La mairie indique avoir pris cette décision en collaboration avec les propriétaires de supermarchés, «face au risque pour la santé que peut comporter la consommation d'aliments jetés dans les conteneurs et l'alarme sociale que cela provoque».

vendredi 10 août 2012

Pour Bill Gates, le futur est sans viande

Bill Gates est un mentor quand il est question d'innovation. L'ex-entrepreneur, devenu travailleur humanitaire, prévoit un avenir marqué par un mode de vie végétarien.

Être végétarien pour protéger la planète


Après sa vie chez Microsoft, Bill Gates a fondé avec sa femme Melinda et son père Bill Gates Sr., la Bill and Melinda Gates Foundation. Cette organisation a encouragé les changements positifs pour la planète. L'adoption d'un régime végétarien fait partie intégrante de cette mission.


Le 29 janvier 2010, Bill Gates avait pris position sur ce mode de vie pendant le Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Dans une vidéo (en anglais) diffusée sur YouTube, il aborde les questions d'avenir sur la consommation de viande. Pour lui, les alternatives végétariennes sont plus efficaces et plus saines pour la planète.

mardi 7 août 2012

Insectes, viande de labo, algues : la nourriture du futur

Insectes, viande de labo, algues : la nourriture du futur ?
Le scientifique néerlandais Mark Post montre des cultures de cellules destinées à produire de la viande, à l'université de Maastricht (Pays-Bas), le 9 novembre 2011. (FRANCOIS LENOIR / REUTERS)


A quoi ressemblera la nourriture dans vingt ans ? L'augmentation des prix des denrées alimentaires, de la population mondiale et les préoccupations environnementales pourraient modifier nos habitudes alimentaires. La BBC dresse le portrait de nos assiettes de demain (lien en anglais).

En entrée, une terrine de sauterelles...

Ils pourraient devenir la base de notre alimentation. Ils ont autant de valeur nutritive que la viande ordinaire et sont une grande source de protéines, rapporte la BBC, citant des chercheurs de la Wageningen University, aux Pays-Bas. Mieux, ils coûtent moins cher que le boeuf et ont une empreinte carbone faible. Selon la chaîne britannique, l'aspect de la "viande" ne devrait pas trop changer. On mangerait à l'avenir des steacks et des saucisses d'insecte.

... suivie d'un tournedos-éprouvette...

Des scientifiques néerlandais ont annoncé en février qu'ils tiendraient prêt en octobre le premier hamburger fait à partir de cellules souches bovines. Montant de ce steak expérimental, fait de bandes de tissu musculaire cultivé in vitro : 250 000 euros. L'intérêt ? Pas d'animaux abattus, moins de gaz à effet de serre et moins de consommation d'eau, sans compter qu'il ne serait plus nécessaire d'utiliser de grandes superficies pour élever le bétail.

... pour le dessert, une galette d'algues...

Pour finir, la BBC rappelle que les algues pourraient résoudre certaines pénuries alimentaires ou encore servir de biocarburants. D'ores et déjà, dans le monde, "145 espèces" d'algues sont utilisées comme denrées alimentaires. Parmi elles, la spiruline ou "algue bleue". Dans certains pays du Sahel, comme au Tchad, rapporte la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, cette algue, riche en protéines et en fer, est récoltée et transformée en galettes. La FAO y voit même une source de bénéfices pour certains pays pauvres, grâce à la commercialisation de cette algue comme complément alimentaire dans les pays occidentaux.

... le tout en musique

Chercher à améliorer l'aspect, l'odeur ou encore la texture de la nourriture n'est pas une nouveauté. Mais selon une étude de l'université d'Oxford (lien en anglais), certains sons pourraient modifier le goût, qui deviendrait plus sucré ou plus amer. Un restaurant trois étoiles anglais, le Fat Duck, sert déjà de la nourriture accompagnée d'un iPhone pour reproduire le son de la mer, ce qui est censé évoquer la fraîcheur des aliments.

Un article de FTVi, publié par francetvinfo.fr via comment va la belle bleue

lundi 30 juillet 2012

Que mangera-t-on dans vingt ans ?

A quels nouveaux aliments nos estomacs affamés devront-ils bientôt s'habituer ? Si l'on en croit la BBC, qui consacre un long article à la physionomie de nos menus d'ici vingt ans, notre régime alimentaire va être fortement bouleversé par la disparition de la viande, dont le prix pourrait doubler d'ici cinq à sept ans. Une flambée des prix qui fera des steaks et des filets mignons des "produits de luxe"inaccessibles à la plupart des foyers.
Pour pallier ce manque de protéines, nous pourrions vraisemblablement trouver dans nos assiettes de la viande de synthèse développée en laboratoire, mais aussi des insectes. Ceux-ci présentent en effet une valeur nutritive équivalente à la viande, pour un coût financier et écologique moindre. Une richesse déjà exploitée en Afrique et en Asie, mais qui l'est peu dans les pays occidentaux. Un constat qui devrait rapidement changer, pour la BBC, qui souligne ainsi que les Pays-Bas ont récemment investi 1 million d'euros dans la recherche sur les régimes à base d'insectes, pour préparer notamment une législation sur l'élevage d'insectes.
Que les entomophobes se rassurent, les insectes ne devraient pas atterrir entiers dans nos assiettes, mais plutôt dans des préparations comparables à ce que nous connaissons déjà aujourd'hui, tels des "saucisses ou des burgers d'insectes". Et, ce qui permettra de varier les mets, la BBC recense pas moins de 1 400 espèces consommables par l'être humain.
Les quelque 10 000 variétés d'algues recensées devraient venir compléter nos menus. "Certains spécialistes de l'industrie alimentaire affirment que la culture des algues devrait devenir le plus important type de culture au monde dans un futur proche", affirme la BBC.
Plus étonnant, nous pourrions également retrouver dans nos assiettes des aliments phoniquement enrichis. "S'il est bien connu que l'apparence et l'odeur des aliments ont un rôle dans notre alimentation, l'effet du son sur notre goût est également un domaine de recherche en pleine expansion", note la BBC, citant une étude de l'université d'Oxford qui prouve que certains sons rendent les aliments plus doux ou plus amers.
Le chef Heston Blumenthal s'est déjà emparé de cette propriété dans son restaurant The Fat Duck, élu meilleur établissement d'Angleterre. Il sert en effet un de ses plats de crustacés avec un iPod diffusant des bruits de mer. Interrogés à la suite de l'expérience, les clients ont ainsi l'impression que les produits sont plus frais. A l'avenir, l'emballage des aliments pourrait donc inclure un son spécifique, voire une playlist recommandée lors de la consommation, souligne la BBC.
 
Source: Big browser via WikiStrike

mardi 24 juillet 2012

UNE MÈRE ARGENTINE CONTRE MONSANTO ET LES PESTICIDES

Le combat de Sofia Gatica contre Monsanto, géant des OGM, a commencé il y a 13 ans, après le décès d'un de ses bébés d'une malformation des reins

(Buenos Aires) En Argentine, pays du soja roi, un procès historique couronne le combat d'une mère contre les pesticides.

En 2001, Sofia Gatica était une femme au foyer, sans diplôme ni passé militant. En 2012, cette mère argentine a décroché la plus haute distinction environnementale, le prix Goldman, surnommé le «Nobel vert». À la clé, une belle somme d'argent mais surtout une reconnaissance «qui donne le courage de continuer à lutter», confie la lauréate de 45 ans. Car cette grande blonde s'est attaquée à un géant : le soja OGM et ses dommages collatéraux.

À son initiative, se tient ces jours-ci un procès historique. Pour la première fois en Amérique latine, des producteurs de soja sont jugés pour fumigation de pesticides sur une zone habitée.

«J'ai appris à me battre pour mes enfants, notre droit à la santé, à la vie», raconte-t-elle. Tout commence il y a 13 ans, après le décès d'un de ses bébés d'une malformation des reins, dont elle parle encore avec émotion. Elle réalise alors que de nombreuses maladies inexpliquées frappent son quartier d'Ituzaingo, périphérie ouvrière de la ville de Cordoba. Ici, leucémies et cancers; là, becs de lièvre, allergies, problèmes neurologiques...

Taux de cancers plus élevé

Les études qu'elle réclame confirment ses observations. Sur 5000 habitants, le taux de cancers est 41% plus élevé qu'au niveau national. Et deux fois plus d'enfants ont des produits toxiques agricoles dans le sang.

(...)

 

Pour lire la suite, cliquer ICI


Un article de lapresse.ca via comment va la belle bleue ?

La viande mauvaise pour nos intestins ?

Depuis la deuxième moitié du XXème siècle nos intestins semblent moins bien se porter. Plusieurs maladies jusqu’alors rares ont vu leur fréquence augmenter ce qui n’a pas manqué de questionner médecins et chercheurs. Parmi les facteurs suspectés d’avoir joué un rôle, l’alimentation qui a beaucoup évoluée en peu de temps, influe de manière décisive sur notre état de santé. Nos habitudes de consommation de viande se révèlent délétères pour nos intestins.
 
Pourquoi la viande ?
 
La viande fait partie des aliments qui étaient pendant longtemps couteux à l’achat ce qui rendait leur consommation plutôt hebdomadaire que bi-quotidienne comme c’est le cas actuellement. Manger de la viande une à deux fois par semaine était un bon rythme. Aujourd’hui, manger de la viande deux fois par jour, au sein d’un plat “idéalement” composé de légumes et de féculents est une règle retrouvée sur pratiquement tous les menus des restaurants français. Les plats végétariens ou proposant des sources de protéines végétales étant encore très minoritaires.

L’industrialisation de l’alimentation a permis l’accès aux viandes pour “tous” à un prix plus abordable et d’une consommation occasionnelle de viande, nous sommes passés à une consommation pluri-quotidienne le plus souvent. La rapidité du changement semble pourtant ne pas s’être faite sans conséquences sur notre santé.
 
Les maladies intestinales parmi lesquelles ont peut citer les cancers digestifs, les maladies inflammatoires intestinales (maladie de Crohn par exemple), la diverticulose colique etc. ont connu une véritable croissance au cours du siècle passé. Le déclenchement de ces maladies ne se fait pas sur un seul facteur, mais sur plusieurs. En revanche, la plupart des facteurs qui favorisent ces maladies sont alimentaires, donc modifiables. Parmi les facteurs les plus faciles à corriger, se trouve la consommation de viande.
 
Quelle viande pour quelles maladies ?
 
La viande qui pose le plus problème à notre corps est la viande rouge. Dans toutes les études, elle se retrouve incriminée en augmentant le risque de toutes les maladies digestives.
 
  • Le cancer du colon
Concernant le cancer du colon (voir la petite photo au tout début de l’article), la viande de bœuf, de porc et d’agneau à raison d’une fois par jour augmente le risque de développer un cancer de 2,49 (le chiffre 1 témoignant de l’absence d’augmentation du risque- RR=2,49 avec IC à 95% 1.13-3.15 – p=0,01) selon une étude faite sur 88 751 femmes entre 39 et 59 ans par rapport aux femmes consommant ces viandes moins d’une fois par mois (1). Les viandes transformées et le foie étant également associées à une augmentation du risque de cancer du colon. En revanche, les poissons et le poulet sans peau n’étaient pas associés à une augmentation du risque de cancer du colon.

La raison principale avancée pour expliquer cette augmentation du risque de cancer en consommant de la viande rouge est la création d’agents chimiques cancérogènes tels que les nitrosamines lors de la cuisson ou le traitement de la viande (2). Paradoxalement, le poulet et le poisson contiennent autant si ce n’est plus de ces molécules cancérogènes créées lors de la cuisson, mais pour autant, leur consommation ne semble pas augmenter le risque de ces cancers.
 
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Relation entre cancer colorectal et consommation de viande 

Partout où la viande de bœuf est consommée en grande quantité dans le monde, le cancer colorectal se développe. Des pays tels que le Japon ou la Corée, qui rapportent une consommation de porc élevée, ont un taux de cancer colorectal intermédiaire alors que les populations consommant très peu de viande bovine ont peu de cancers colorectaux (3). En même temps que les importations de bœuf ont augmenté au Japon et en Corée, le risque de cancer colorectal a lui aussi augmenté. Le fait que seule la viande rouge soit associée à un risque élevé de cancer colorectal serait dû à la présence dans la viande de bœuf de virus propres à ces animaux, résistants à la chaleur. En présence des agents cancérogènes produits par la cuisson, ces virus bovins attaqueraient la paroi intestinale humaine, créant ainsi des infections latentes dans nos intestins, prêtes à se cancériser en cas d’exposition prolongée et répétée aux agents cancérogènes.
 
 
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Développement du taux de cancer colo-rectal
 
Le fer héminique contenu dans la viande rouge (le terme “viande rouge” correspondant dans les études au bœuf mais aussi au veau, agneau, porc, canard, oie, lapin, cheval et abats) est également impliqué dans les mécanismes de création du cancer (10). L’oxydation du fer de la viande dans le corps conduit à l’apparition de blessures au niveau des cellules (ADN, lipides, protéines intracellulaires) qui à la longue semble favoriser l’émergence de cancers (11). A l’inverse, les plantes sont très riches en anti-oxydants et vont s’opposer à l’oxydation des cellules, protégeant ainsi notre corps de l’oxydation et des blessures cellulaires.

  • Les maladies inflammatoires intestinales
 
La maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique, tout comme le cancer colorectal, se développent sur plusieurs facteurs de risque dont l’alimentation. La maladie de Crohn et la recto-colite hémorragiqueprovoquent des inflammations du revêtement interne de l’intestin (muqueuse) qui érodent les vaisseaux jusqu’à les “percer” et entrainer des saignements digestifs à répétition, associés à des diarrhées et douleurs abdominales pénibles. La viande rouge fait une fois de plus, partie des aliments qui augmentent le risque de développer une maladie intestinale inflammatoire (4). Une étude cas-témoins portant sur les habitudes alimentaires avant l’apparition de ces maladies menée chez 243 patients retrouvait une association positive entre la consommation de viande rouge, de viande transformée et le développement de la maladie de Crohn.

A plus grande échelle, une étude de cohorte française réalisée sur 67 581 femmes entre 40 et 65 ans pendant 10,4 ans a montré une association positive entre le développement d’une maladie intestinale inflammatoire et une consommation élevée de protéines animales, notamment la viande et le poisson (HR=3.31 avec IC à 95% 1.41–7.77 – p=0.007). Pour ces maladies inflammatoires, les explications se rapprochent de celles concernant le développement du cancer colorectal. La viande n’est pas totalement absorbée au début des intestins (intestin grêle) et va se retrouver dans le colon où elle sera dégradée par les flore digestive du colon en plusieurs dérivés dont certains seraient toxiques pour la muqueuse colique. Ces composés toxiques pour le colon créeraient ainsi des blessures au niveau de ces cellules, entrainant une réaction inflammatoire et immunitaire menant aux symptômes de la maladie (5).
 
 
  • Diverticulose colique
 
Une autre pathologie liée à l’alimentation “occidentale” riche en viandes (9). Cette maladie des intestins se manifeste par des petites poches qui se forment sur la muqueuse colique et dans lesquelles les matières fécalesvont stagner. La stagnation de ces petites quantités de selles peut créer des infections locales, une réaction inflammatoire, voire une perforation dans l’abdomen (péritonite) ou des saignements digestifs (rectorragies) du fait de l’érosion des vaisseaux sanguins. Une étude de cohorte menée chez des végétariens (vegans inclus) et non-végétariens retrouvait un risque moindre (31% de moins soit RR=0,69 avec IC à 95% 0.55-0.86 – p=0,003) chez les végétariens (6).

Une autre étude s’intéressant à la prévention de la diverticulose colique retrouvait un risque de diverticuloseaugmenté pour la viande rouge (RR 3.23, IC à 95% 1.47-7.08, p=0.01) le porc et l’agneau (7).
 
  • Constipation
 
La consommation de viande rouge est également associée à la constipation ; un problème qui touche de plus en plus de personnes. Ne serait-ce qu’aux urgences où j’ai travaillé durant quelques mois, au moins 2 à 3 personnes venaient consulter pour constipation par jour, et un nombre encore plus élevé de personnes ne venant pas consulter pour constipation l’étaient. Diverses études ont montré que les végétariens étaient moins sujets à la constipation, mais cette constatation semble moins due à l’absence de consommation de viande qu’à l’augmentation des apports en fibres (8,9). Je n’ai pas trouvé d’étude dont le sujet était précisément l’association de la constipation à la consommation de viande rouge, mais dans les aliments qui permettent d’éviter la constipation, la viande n’est jamais mentionnée en raison de sa composition. Gardons également à l’esprit que pour augmenter sa consommation d’aliments riches en fibres, il faut bien diminuer sa consommation d’aliments qui ne le sont pas : les viandes rouges en l’occurrence.
 
  • Autres maladies digestives et perspectives
 
Les maladies intestinales que nous avons exploré dans cet article ne sont pas les seules dont la survenue est augmentée par la consommation de viande. D’autres maladies telles que le diabète, les maladies cardio-vasculaires, les cancers de l’estomac, de la vessie, la maladie d’Alzheimer sont favorisée par la viande (11).

Soulignons que la viande n’est à ma connaissance pas recommandée pour améliorer l’état de santé d’une personne. Pour nombre de médecins et combien de personnes la viande est associée à la garantie d’avoir des muscles et un bon poids ; mais cette réputation est mise en défaut par l’existence des protéines végétales qui sont tout aussi nourrissantes.
 
D’un point de vue santé et prévention, il me paraît plus sage de choisir de consommer des protéines végétales qui ne favorisent aucune maladie plutôt que de la viande qui augmente les risques de développer de graves problèmes de santé.
 
Cet article a également été publié dans le magazine Alternatives VégétariennesCliquez ici pour le lire en pdf.
 
Source: Carevox



SOURCES
  • 1. Willett, W C, M J Stampfer, G A Colditz, B A Rosner, et F E Speizer. 1990. « Relation of meat, fat, and fiber intake to the risk of colon cancer in a prospective study among women ». The New England Journal of Medicine 323 (24) (décembre 13): 1664–1672. doi:10.1056/NEJM199012133232404.
2. Hebels, Dennie G A J, Kirstine M Sveje, Marloes C de Kok, Marcel H M van Herwijnen, Gunter G C Kuhnle, Leopold G J B Engels, Carla B E M Vleugels-Simon, et al. 2012. « Red meat intake-induced increases in fecal water genotoxicity correlate with pro-carcinogenic gene expression changes in the human colon ». Food and Chemical Toxicology: An International Journal Published for the British Industrial Biological Research Association 50 (2) (février): 95–103. doi:10.1016/j.fct.2011.10.038.

3. Zur Hausen, Harald. 2012. « Red meat consumption and cancer: Reasons to suspect involvement of bovine infectious factors in colorectal cancer ». International Journal of Cancer. Journal International Du Cancer 130 (11) (juin 1): 2475–2483. doi:10.1002/ijc.27413.

4. Maconi, Giovanni, Sandro Ardizzone, Claudia Cucino, Cristina Bezzio, Antonio-Giampiero Russo, et Gabriele Bianchi Porro. 2010. « Pre-illness changes in dietary habits and diet as a risk factor for inflammatory bowel disease: a case-control study ».World Journal of Gastroenterology: WJG 16 (34) (septembre 14): 4297–4304.

5. Jantchou, Pr|[eacute]|vost, Sophie Morois, Fran|[ccedil]|oise Clavel-Chapelon, Marie-Christine Boutron-Ruault, et Franck Carbonnel. 2010. « Animal Protein Intake and Risk of Inflammatory Bowel Disease: The E3N Prospective Study ». The American Journal of Gastroenterology 105 (10) (mai 11): 2195–2201. doi:10.1038/ajg.2010.192.

6. Crowe, Francesca L, Paul N Appleby, Naomi E Allen, et Timothy J Key. 2011. « Diet and risk of diverticular disease in Oxford cohort of European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC): prospective study of British vegetarians and non-vegetarians ». BMJ (Clinical Research Ed.) 343: d4131.

7. Aldoori, Walid, et Milly Ryan-Harshman. 2002. « Preventing diverticular disease. Review of recent evidence on high-fibre diets. » Canadian Family Physician 48 (octobre): 1632.

8. Nair, P, et J F Mayberry. 1994. « Vegetarianism, dietary fibre and gastro-intestinal disease ». Digestive Diseases (Basel, Switzerland) 12 (3) (juin): 177–185.

9. Dwyer, J T. 1988. « Health aspects of vegetarian diets ». The American Journal of Clinical Nutrition 48 (3 Suppl) (septembre): 712–738.

10. Tappel, Al. 2007. « Heme of consumed red meat can act as a catalyst of oxidative damage and could initiate colon, breast and prostate cancers, heart disease and other diseases ». Medical Hypotheses 68 (3): 562–564. doi:10.1016/j.mehy.2006.08.025.

11. Cross, A. J., L. M. Ferrucci, A. Risch, B. I. Graubard, M. H. Ward, Y. Park, A. R. Hollenbeck, A. Schatzkin, et R. Sinha. 2010. « A Large Prospective Study of Meat Consumption and Colorectal Cancer Risk: An Investigation of Potential Mechanisms Underlying this Association ». Cancer Research 70 (6) (mars 9): 2406–2414. doi:10.1158/0008-5472.CAN-09-3929.

Lu sur Wikistrike

lundi 23 juillet 2012

L'agriculture et sa logique de mort

Comment le monde paysan s'est laissé pervertir par celui des affaires, au détriment de la santé publique et de l'environnement. Un portrait peu flatteur de l'agriculteur et de sa logique de mort. Un impitoyable règlement de compte avec les paysans voyous.

En rage contre l'agriculture mercenaire des industries chimiques et contre le paysan bourreau des animaux, j'ai écrit ce livre l'automne dernier. Après quelques batailles avec "les censures", il vient de paraître.

Le monde agricole ne va guère apprécier cette dénonciation et le rejet, pour première fois global, de ses pratiques spécistes et pesticidaires : cruauté envers les animaux, consommateurs pris pour des cobayes et chaque fois plus exposés aux empoisonnements chimiques (dont les exploitants agricoles sont eux-mêmes les victimes kamikazes !), détérioration de la qualité biologique des sols, gestion courtermiste et éminemment capitaliste alors que l'agriculture demande évidemment une démarche respectueuse dans un souci d'avenir. La FNSEA, vecteur de l'horreur agricole française, cherchera à interdire la publication.

Ce livre est dédié aux animaux non-humains qui souffrent plus et davantage depuis l'avènement de l'agriculture industrielle et de son corollaire l'élevage concentrationnaire, ainsi qu'aux victimes humaines des produits agricoles pétris de résidus chimiques. Mais pas seulement. Je le dédie aussi à la pétro-tomate sans saveur, au poivron en deuil de son sol, à la pomme de terre aux gènes de poulet, de phalène, de virus et de bactérie, au maïs aux gènes de luciole, de pétunia, de blé, de scorpion, au riz aux gènes de haricot, de pois, de bactérie et d'humain, à la fraise-melon et au melon-fraise ou kiwi, à la banane empoisonnée, à l'abricot qui ne murira plus, à la cerise qui pourrit rien qu'en la regardant. Et à tous les « fruits » de notre antimonde aux terroirs perdus.

Alors, les cancéreux potentiels que nous sommes, avant de passer à table, feraient désormais mieux de se souhaiter "bonne chance" que "bon appétit" !

S'il est plus question que jamais de faire payer les pollueurs, il serait grand temps de présenter la facture qui revient aux gangsters de l'agrotoxique.

L'agroterrorisme dans nos assiettes dit très fort ce que tout le monde pense tout bas !

« La vie avant la domestication. L'agriculture était en fait largement une vie de plaisir, de contact avec la nature, de sagesse des sens, d'égalité sexuelle, et de bonne santé. »John Zerzan

L'AGROTERRORISME DANS NOS ASSIETTES

Michel Tarrier, 256 pages, Éditions LME
Commander le livre chez Amazon, Fnac ou l'éditeur :

http://www.amazon.fr/Agroterrorisme-dans-assiettes-Michel-Tarrier/dp/2360260391
http://livre.fnac.com/a3995918/Michel-Tarrier-Agroterrorisme-dans-nos-assiettes
http://www.lamaisondeditions.fr/livre-agroterrorisme-tarrier.html

source: notre-planete.info

Quel est le besoin en calories par jour?

Combien de calories par jour répondent au besoin pour le maintien du poids? Combien de calories faut-il couper pour une perte de poids de 1 kilo?

Voici un estimé du besoin en calories par jour selon l'âge, le sexe et le niveau d'activité. Ce nombre peut varier légèrement selon la grandeur, le poids et le métabolisme.



Moins que 30 minutes d'activité physique par jour
Les femmes entre 31 et 50 ans qui font moins que 30 minutes d'exercice par jour ont besoin d'environ 1.800 calories (1) alors que les hommes ont besoin d'environ 2.200. Les personnes plus jeunes que 30 ans peuvent ajouter 200 calories et celles de plus de 50 ans doivent en soustraire 200.

30 minutes d'activité physique
Les femmes qui font de l'exercice 30 minutes par jour ont besoin d'environ 2.000 calories et les hommes environ 2.400 calories. Les hommes en bas de 30 ans peuvent en ajouter 200 (aucun ajout pour les femmes). Hommes et femmes de plus de 50 ans doivent en enlever 200.

Plus de 60 minutes d'activité physique
Les femmes de 31 à 50 ans ont besoin de 2.200 calories et les hommes d'environ 3.000 calories. Les femmes plus jeunes que 30 ans peuvent ajouter 200 calories (aucun changement pour les hommes). Les hommes de plus de 50 ans doivent enlever 200 calories.

Quelques exemples d'apports caloriques
Pomme: environ 75 calories
Jus de fruit (boîte de 200 ml): 94 calories
Cocktail aux légumes (canette de 340 ml): 58 calories
Une cuillerée à table d'huile d'olive: 100 calories
Un muffin: 300 à 480 calories (oui, surprenant)

Maigrir
Un kilo équivaut à 7.700 calories. Ainsi une réduction de 500 calories par jour (consommées en moins, dépensées en activité physique ou une combinaison des deux) permet de maigrir (ou de ne pas engraisser) d'un kilo par 2 semaines (500 * 15 = 7500).

Les régimes amaigrissants visent souvent un apport variant entre 1200 et 1400 calories.

Voyez également:


(1) Le terme calorie utilisé ici désigne la "grande calories" qui vaut 1000 calories ou 1 kcal. Les étiquettes des produits alimentaires utilisent la grande calorie (il s'agit donc de kcal).

Estimé du besoin en calories fourni par le US Department of Agriculture (USDA) Center for Nutrition Policy and Promotion

Psychomédia avec source:
MSNBC

mercredi 18 juillet 2012

Fox News annonce que les aliments de base vont augmenter et qu'il faut penser à stocker de la nourriture

Une étude russe qui prouve que les OGM stériliseront l'humanité au bout de 3 Générations

On soupçonnait déjà que la perte de la fertilité était au nombre des graves  dégâts occasionnés, une étude récente va dans ce sens. Une étude qui, si elle n'est pas étouffée, pourrait avoir un grand impact sur les décisions à prendre à l'avenir!
En 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d'OGM avec 134 millions d'hectares, selon l'ISAAA, qui, chaque année, fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires - dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour - pourrait bien s'alourdir prochainement alors qu'une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d'y être ajoutée. 
 
Celle-ci prend la forme d'une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d'être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l'ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l'Institute for Responsible Technology aux Etats-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrageSeeds of Deception (littéralement «les semences de la tromperie») publié en 2003. Menée conjointement par l'Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l'Institut de l'Ecologie et de l'Evolution, cette étude russe a duré deux ans, avec pour cobayes des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d'une manière classique les petits mammifères, à l'exception près que certains d'entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) résistant à un herbicide.
Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués: le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a, quant à lui, suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième.
 
A la fin de cette première phase, l'ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. L'étude s'est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et, dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont, elles aussi, eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n'ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel.
 
Mais le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n'a eu que 40 petits, dont 25% sont morts. Et, pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total, dont 20% sont finalement morts.
 
Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l'étude, ont eu, dans leur menu, une part importante de soja OGM, n'étaient plus capables de se reproduire...
 
Mais une autre surprise de taille a été observée: certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils ... dans la bouche, un phénomène d'une extrême rareté.
 
Voici, à ce sujet, les photos publiées par Jeffrey Smith, dans son billet
 
Selon Jeffrey Smith, l'étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien «déraciner» une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. L'affaire est donc à suivre, mais, quoi qu'il en soit, depuis l'introduction en 1996 dans l'environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gênes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus car très peu observés, faute d'études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales.
 
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution, dans ce domaine, semble effectivement illusoire, alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d'évaluation. Et, d'ailleurs, l'on peut même supposer que cetteabsence de précaution large et de manque de transparence vis-à-vis du public nuisent par la même occasion aux OGM agricoles expérimentaux (de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l'ont été que partiellement (voir le proverbe de la «charrue avant les boeufs»...).
 
Car l'ennui, au fond, c'est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire: alors finalement dans l'histoire, qui sont réellement les cobayes?
 

lundi 9 juillet 2012

Earthlings ( Terriens )

Earthlings est un film documentaire américain de Shaun Monson sorti en 2005, et dont la réalisation a nécessité cinq années de travail et d’investigations. Il montre le traitement des animaux destinés à la nourriture, à l’habillement, aux divertissements et aux recherches scientifiques.


source: jaiundoute.com

vendredi 29 juin 2012

La FNSEA fait censurer une campagne un peu trop végétarienne à son goût

Par Agnès Rousseaux (19 juin 2012)
L’entreprise de restauration collective Sodexo s’est attirée les foudres de la FNSEA, premier syndicat agricole. En cause : une affiche alertant les consommateurs sur l’impact de l’élevage intensif sur l’environnement, et pouvant les inciter à manger un peu moins de viande. L’affiche a été prestement retirée et Sodexo s’est excusé.

La nanotechnologie, la nouvelle menace alimentaire

À la suite du génie génétique, la nanotechnologie représente la dernière tentative de la haute technologie de s'infiltrer dans nos réserves de vivres. De grands scientifiques ont prévenu que la nanotechnologie, la manipulation de la matière à l'échelle atomique et moléculaire, introduit de nouveaux risques graves pour la santé humaine et l'environnement. Pourtant, sans débat public, contrôle ni réglementation, des aliments non étiquetés, fabriqués en utilisant la nanotechnologie, commencent à apparaître sur les rayons de nos supermarchés. 

Aux quatre coins du monde, l'intérêt augmente pour l'alimentation, la santé et l'environnement. Où sont fabriqués les produits, comment, pourquoi, par qui, viennent-ils de loin, combien de temps ont-ils été stockés etc. ? Des mouvements pour la nourriture bio et locale ont surgi comme une réponse instinctive et concrète à l'usage croissant des produits chimiques dans la production alimentaire et à l'aliénation montante des industriels de l'agro-alimentaire envers les systèmes agricoles globalisés. Les gens choisissent de manger des aliments biologiques parce qu'ils se soucient de la santé de leur famille et du bon état de l'environnement. L'agriculture biologique permet aussi aux gens d'entretenir une agriculture respectueuse de l'environnement et des techniques bien choisies plutôt que les produits chimiques intensifs de l'agriculture industrielle.