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mercredi 23 mai 2012

Après la géothermie, l’énergie géomagmatique

Chili / / Amérique du sud

Baptisée Power Tube, la technologie mise au point par l’ingénieur américain Doyle W. Brewington récupère la chaleur du magma sans injection d’eau. Les commandes de centrales affluent depuis les zones volcaniques comme l’Équateur, le Guatemala et le Chili.

Le magma, une source de nouvelle énergie ? © la_error


Le pollueur repenti

En visite au Chili pour y présenter son invention, le mathématicien, physicien et ingénieur Doyle W. Brewington affiche un parcours pour le moins atypique. Après avoir dirigé une entreprise installant des centrales thermiques classiques, fonctionnant grâce aux combustibles fossiles, il décide un jour de tout plaquer pour se consacrer au développement des énergies propres:
« J’ai vendu toutes mes actions de l’entreprise et j’ai passé les trois années suivantes à effectuer des recherches sur tous les types d’énergies non conventionnels : le solaire, l’éolien et la géothermie. »
C’est la constance de la production géothermique qui le convainc d’opter pour la géothermie plutôt que pour le solaire ou l’éolien, trop sujets aux fluctuations.


Jusqu’à 1GW d’énergie propre

Le Power Tube est un tuyau de 120 cm de diamètre, qui plonge à 500 mètres sous terre pour y récupérer la chaleur dégagée par le magma. À la différence de la géothermie classique, ce procédé ne nécessite pas d’injections d’eau souterraines. Un fluide caloporteur à base de pentane reste prisonnier dans la partie inférieure du tubage et transmet ensuite sa chaleur à de la vapeur d’eau pour alimenter des turbines électriques. Le site officiel explique que ce liquide est non polluant et totalement biodégradable.
Doyle W. Brewington affirme que le Power Tube compte parmi les technologies propres les moins chères, les plus sûres et les plus rapides à installer, du marché. Grâce à la simplicité du concept, le coût par mégawatt avoisine un million de dollars, pour une profondeur de forage de 500 mètres environ.
Déclinés sous divers modèles (1 MW, 5 MW ou 10 MW), les Power Tubes peuvent être utilisés simultanément pour augmenter la puissance produite. La centrale commandée par le Guatemala devrait ainsi atteindre 1 gigawatt.


Idéal pour les îles volcaniques

L’inventeur américain a eu le privilège de présenter son projet au département de la Défense de son pays, et la fabrication à échelle industrielle a déjà débuté à Albuquerque, au Nouveau Mexique. Plusieurs générateurs produisent déjà de l’électricité dans divers localités à travers les États-Unis.

Aujourd’hui, l’entreprise affiche un carnet de commandes bien rempli, principalement grâce à une clientèle latino-américaine. Le Pérou et la Colombie sont intéressés, ainsi que l’Équateur, qui souhaite installer une centrale de 11 MW aux Galápagos.

Au Chili, les commandes totalisent déjà 130 MW, dont 120 uniquement pour l’industrie minière. L’ile de Pâques pourrait également accueillir une centrale de 5 MW, tandis que les 5 MW restants seraient employés à la récupération de chaleur.

Selon Doyle W. Brewington, l’installation d’une centrale ne dure que 6 mois, et la maintenance, qui n’a lieu qu’une fois tous les cinq ans, ne nécessite que 8 heures de travail. Le reste du temps, le Power Tube produit de l’électricité en permanence, 24 heures sur 24 et 365 jours par an.

lundi 16 avril 2012

Le Katla inquiète

L'agitation du sol en Islande pourrait être un signe précurseur de l'éruption de Katla. Ce volcan est particulièrement redouté par les habitants car il provoque la fonte du glacier qui le recouvre, entraînant des inondations importantes dans les plaines.



le Katla est l’un des volcans les plus actifs et les plus destructeurs d’Islande. La dernière éruption importante de Katla remonte à 1918. Les Islandais savent que ses éruptions suivent souvent d'un an ou deux l’Eyjafjöll.

jeudi 12 avril 2012

Le Katla sur le point d’entrer en éruption




















Selon les scientifiques l’éruption d’un autre volcan en Islande, le Katla, serait imminente, une éruption qui serait la plus puissante que le pays a vu depuis plus d’un siècle.

Si le volcan Eyjafjallajokull a causé de sérieux problèmes aux compagnies aériennes en 2010, l’éruption du Katla avec son cratère de 10 kilomètres aurait des conséquences désastreuses sur le transport aérien.

D’après Pall Einarsson, professeur à la faculté des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande, l’éruption de l’Eyjafjallajokull était de faible intensité. Mais c’est sa durée et la composition inhabituelle du magma qui ont été préjudiciables à l’activité aéronautique.

Quant aux préjudices causés par le Katla, tout dépendra du type d’éruption et de nombreux facteurs externes. La seule chose de sûre c’est que tous les signes précurseurs à une éruption ont été observés par les scientifiques islandais.

Avec plus de 500 tremblements enregistrés au mois de novembre à l’intérieur et à l’extérieur du cratère, le danger d’éruption imminente est plus que jamais d’actualité.

Cependant, Pall Einarsson relativise la notion d’éruption “imminente” en déclarant que les Islandais sont habitués à vivre avec une éruption tous les 2 ou 3 ans en moyenne.

L’éruption d’un volcan fait partie de la vie de tous les jours en Islande. Il y a eu en 2011 trois éruptions dont une, celle du Grímsvötn, qui a menacé le ciel européen pendant une très courte durée.

Situé juste à l’est de l’Eyjafjallajökull, le Katla possède un cratère de 750 mètres de profondeur rempli par de la glace qui au contact avec le magma dégagerait un impressionnant panache de cendres volcaniques.

Mais l’apparition d’un nuage de cendres gênant le trafic aérien ne serait pas la seule conséquence de l’éruption du Katla. Situé sous un des plus grands glaciers d’Islande, la fonte des glaces pourraient provoquer de terribles inondations comme cela s’est produit en 1918, lors de la dernière grande éruption de ce volcan.

Pire encore, on a calculé pour l’éruption de 1755 que le volume d’eau généré par la fonte des glaces était égal au total des débits des plus grands fleuves du monde !

En 1783, le Katla et les autres volcans de la région ont éclaté en continu pendant 8 mois, provoquant un dégagement de dioxyde de soufre si important qu’il tua un islandais sur cinq et la moitié des troupeaux.

Les éruptions du Katla ont souvent été dévastatrices en Islande et les plus pessimistes parlent même d’hiver nucléaire si ce volcan venait à exploser.

source: Magasine du tourisme
actualité du voyage en France et dans le monde