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mercredi 23 mai 2012

23/05/2012...Bresil, des garçons au pénis atrophié pour cause de pesticides


Une équipe médicale franco-brésilienne a mis en évidence une prévalence anormalement élevée de micropénis chez des nouveau-nés mâles, dans une région du Nordeste, au Brésil, où l'usage des pesticides est intensif.

Les auteurs de l'article, mis en ligne sur le site de l'International Journal of Andrology, estiment que leurs données "accroissent les soupçons sur le rôle joué par une exposition prénatale aux perturbateurs endocriniens dans les malformations génitales masculines externes, en particulier les micropénis."

Certaines malformations génitales sont d'origine génétique, mais il est bien établi que des polluants ayant des propriétés similaires aux hormones féminines (œstrogènes) ou antagonistes à celles des hormones masculines (antiandrogènes) les favorisent également. Beaucoup de ces perturbateurs endocriniens peuvent s'accumuler dans le tissu adipeux et être transmis au fœtus à travers la barrière placentaire.

L'équipe dirigée par le professeur Charles Sultan (CHU et université de Montpellier) a mené son étude pendant deux ans dans les hôpitaux de Campina Grande, la deuxième ville de l'Etat du Paraiba, qui compte 400 000 habitants. Beaucoup d'entre eux vivent dans des favelas dépourvues d'égouts, où pullulent les insectes. D'où un recours massif aux insecticides dans leur domicile, sans compter les expositions liées à la profession exercée par les parents.

L'étude avait trois objectifs : établir l'incidence des trois principales malformations génitales masculines, identifier les facteurs pouvant en être à l'origine et étudier le rôle potentiel d'une contamination prénatale par des perturbateurs endocriniens, en lien avec une exposition parentale environnementale ou professionnelle.

Les anomalies génitales recherchées étaient l'absence de descente des testicules dans les bourses (cryptorchidie), la position anormale du méat urinaire (hypospadias) et le micropénis (défini comme de morphologie normale mais mesurant moins de 31 mm, par rapport à la moyenne qui est de 47 mm dans cette population).

Un total de 2 710 garçons a été examiné dans les quarante-huit heures suivant l'accouchement. Tous les cas d'anomalie détectés ont été étudiés par des pédiatres endocrinologues pour confirmer le diagnostic et pratiquer notamment un dosage de la testostérone et des analyses génétiques.

En tout, 56 cas de malformations génitales ont été identifiés : 23 cas de cryptorchidie (0,85 % des garçons), 15 cas d'hypospadias (0,55 %) et 18 cas de micropénis (0,66 %). Si la fréquence des deux premières anomalies n'est que légèrement supérieure à la moyenne observée à travers le monde, il n'en va pas de même pour les micropénis : le taux est 44 fois plus élevé que dans une étude épidémiologique menée aux Etats-Unis à la fin des années 1990, plus de 11 fois supérieur à la prévalence signalée en 2010 en Egypte, et le double de celui constaté par les mêmes chercheurs dans la région de Montpellier.

Pour évaluer l'exposition prénatale, l'équipe a interrogé les parents au moyen d'un questionnaire. Au Brésil, les insecticides employés sont principalement des organophosphorés, des carbamates et des pyréthroïdes, tous autorisés, mais aussi des produits interdits, comme le DDT. Les mères ont été interrogées sur le recours à des insecticides au domicile, ainsi que l'exposition à d'autres produits domestiques contenant des perturbateurs endocriniens. Les activités professionnelles pouvant impliquer un contact avec des pesticides ont également été détaillées.

Restait à déterminer l'origine des malformations. Les chercheurs ont pu écarter l'hypothèse d'une anomalie génétique, d'un défaut de production hormonale ou d'une réponse anormale à l'action des androgènes. Ils ont constaté que 92 % des garçons présentant une malformation génitale avaient subi une exposition durant la période fœtale : la quasi-totalité de leurs mères avait fait un usage domestique d'insecticide. De plus, 80 % des mères et 58 % des pères avaient eu une ou plusieurs activités professionnelles impliquant l'usage de pesticides ou d'autres perturbateurs endocriniens.

Source © Paul Benkimoun/ LE MONDE du 19/05/2012 /Nature alerte

lundi 7 mai 2012

Enquête sur des pilules de viande humaine

Le monde est fou, me croyez-vous ?
 
La police sud-coréenne tente de lutter contre un trafic de genre nouveau, celui de pilules réalisées à partir de chair humaine.
Selon les douaniers sud-coréens, les contrôles ont été renforcés après la découverte de certaines pilules destinées soi-disant à améliorer les performances sexuelles des hommes. 

Mais ce médicament serait, en fait, réalisé à base de foetus morts ou avec de la chair d'enfants décédés. Une pratique inacceptable moralement mais également d'un point de vue sanitaire étant donné que chacune de ces pilules représente un véritable danger pour les personnes qui les ingurgitent. Celles-ci seraient un véritable nid à bactéries, selon les responsables coréens qui tentent désormais de lutter contre le trafic de ces pilules qui viendraient de Chine. 

C'est en août dernier que ce trafic a été découvert. Depuis près de 18.000 boîtes de pilules de viande humaine ont été saisies par les douaniers sud-coréens.
 
 
Source: 7s7 via wikistrike

jeudi 12 avril 2012

Phtalates : une future crise sanitaire ?

Après le BPA, les phtalates sont aujourd'hui dénoncés par le Réseau Santé Environnement pour leur caractère de perturbateurs endocriniens. Présents dans de nombreux produits quotidiens, ils imprègnent l'ensemble de la population puisqu'on les retrouve dans les contenants alimentaires, les jouets, les médicaments, les vêtements, les cosmétiques et certains matériaux comme le PVC. Six d'entre eux -sur plusieurs centaines de substances-, ont été jugés « plus préoccupants » et interdits pour la fabrication des jouets et articles de puériculture.



Il existe aujourd’hui 870 substances susceptibles d’être des perturbateurs endocriniens interférant, seuls ou en cocktail, avec le fonctionnement hormonal des êtres vivants. Parmi elles, les phtalates* (présents dans les contenants alimentaires, les jouets, les médicaments, les vêtements, les cosmétiques, le PVC, etc) sont fortement soupçonnés d’altérer les fonctions de reproduction masculine. Aujourd’hui, six d’entre d’eux sont interdits dans les jouets et les articles de puériculture au niveau européen, avec cependant une possible dérogation auprès de la Commission européenne. « L’enjeu n’est pas de faire interdire les molécules l’une après l’autre, il faut avoir une réglementation plus globale sur l’ensemble des perturbateurs endocriniens », a toutefois souligné André Cicolella, président du Réseau Santé Environnement lors d’une conférence à l’Assemblée nationale le 10 avril dernier.
C’est notamment ce que souhaite le sénateur américain démocrate John Kerry qui, dès 2009, a déposé un projet de loi pour interdire ces substances de manière transversale aux USA. Celui-ci stipule que « pour protéger l’embryon, le fœtus et le nourrisson pendant leurs phases de développement les plus vulnérables, le corps des parents doit être exempt de perturbateurs endocriniens avant la conception, pendant la gestation et durant la lactation ». Si en Europe comme aux Etats-Unis on est encore très loin d’une telle réglementation, les preuves scientifiques des impacts sanitaires des perturbateurs endocriniens commencent à s’accumuler à travers plusieurs études, qui ont pu démontrer leur effet sur la féminisation du jeune garçon, les malformations génitales masculines, et la diminution du nombre de spermatozoïdes. Pour la seule année 2011, 48 études ont été publiées, dont 25 ont établi un lien de cause à effet. Et récemment, une étude parue dans Human Reproduction a confirmé que des testicules d’adultes humains exposés in vitro à ces composants produisent 30 % de moins de testostérone que des testicules non exposés.



Altérations majeures des fonctions génitales masculinesRené Habert, directeur de laboratoire au CEA/Inserm, confirme qu’un homme « produit aujourd’hui 40% de spermatozoïdes de moins que son grand-père au même âge. Dans le même temps, les cancers testiculaires ont augmenté de 50%. Nous sommes face à des altérations majeures des fonctions génitales, qui s’expliquent par l’exposition aux phtalates  durant le stade fœtal critique, c'est-à-dire le moment où le fœtus produits des spermatozoïdes et où la masculinisation s’opère », explique-t-il. Ce constat a également été confirmé par le Dr Shanna H. Swan, vice-présidente du département de recherche de médecine préventive au Mount Sinaï School of Medicine (New York) « Les phtalates font chuter la production de testostérone, or en début de grossesse, ce phénomène a des conséquences majeures sur le développement des organes génitaux masculins, concernant la taille du pénis notamment », explique-t-elle. Selon Shanna H. Swan, 80 000 produits chimiques sont porteurs de ces perturbateurs endocriniens présents dans le sang et les tissus adipeux humains. Pour autant, ces produits « ne sont pas persistants, ce qui signifie que l’on peut développer des stratégies adéquates pour influencer leur présence, voire les éradiquer », ajoute-t-elle. Suite du texte

dimanche 4 mars 2012

Les pénis rapetissent !

La taille moyenne des pénis diminue sous l'effet de perturbations environnementales


SANTE - Selon une étude italienne, les hommes auraient perdu quelques millimètres de pénis depuis le milieu du XXe siècle...

On savait déjà que les seins des femmes devenaient plus gros à cause des perturbateurs endocriniens qui polluent notre environnement, on apprend maintenant que les pénis des hommes rétrécissent. Selon une étude italienne menée par le professeur Carlo Foresta de l’hôpital universitaire de Padoue, la longueur moyenne du pénis est passée de 9,7cm en 1948 à 8,9cm en 2012. Les mesures ont été faites sur un panel d’hommes âgés de 19 ans et comparées à des relevés anthropométriques collectés depuis le milieu du XXe siècle. Suite du texte