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lundi 23 juillet 2012

L'agriculture et sa logique de mort

Comment le monde paysan s'est laissé pervertir par celui des affaires, au détriment de la santé publique et de l'environnement. Un portrait peu flatteur de l'agriculteur et de sa logique de mort. Un impitoyable règlement de compte avec les paysans voyous.

En rage contre l'agriculture mercenaire des industries chimiques et contre le paysan bourreau des animaux, j'ai écrit ce livre l'automne dernier. Après quelques batailles avec "les censures", il vient de paraître.

Le monde agricole ne va guère apprécier cette dénonciation et le rejet, pour première fois global, de ses pratiques spécistes et pesticidaires : cruauté envers les animaux, consommateurs pris pour des cobayes et chaque fois plus exposés aux empoisonnements chimiques (dont les exploitants agricoles sont eux-mêmes les victimes kamikazes !), détérioration de la qualité biologique des sols, gestion courtermiste et éminemment capitaliste alors que l'agriculture demande évidemment une démarche respectueuse dans un souci d'avenir. La FNSEA, vecteur de l'horreur agricole française, cherchera à interdire la publication.

Ce livre est dédié aux animaux non-humains qui souffrent plus et davantage depuis l'avènement de l'agriculture industrielle et de son corollaire l'élevage concentrationnaire, ainsi qu'aux victimes humaines des produits agricoles pétris de résidus chimiques. Mais pas seulement. Je le dédie aussi à la pétro-tomate sans saveur, au poivron en deuil de son sol, à la pomme de terre aux gènes de poulet, de phalène, de virus et de bactérie, au maïs aux gènes de luciole, de pétunia, de blé, de scorpion, au riz aux gènes de haricot, de pois, de bactérie et d'humain, à la fraise-melon et au melon-fraise ou kiwi, à la banane empoisonnée, à l'abricot qui ne murira plus, à la cerise qui pourrit rien qu'en la regardant. Et à tous les « fruits » de notre antimonde aux terroirs perdus.

Alors, les cancéreux potentiels que nous sommes, avant de passer à table, feraient désormais mieux de se souhaiter "bonne chance" que "bon appétit" !

S'il est plus question que jamais de faire payer les pollueurs, il serait grand temps de présenter la facture qui revient aux gangsters de l'agrotoxique.

L'agroterrorisme dans nos assiettes dit très fort ce que tout le monde pense tout bas !

« La vie avant la domestication. L'agriculture était en fait largement une vie de plaisir, de contact avec la nature, de sagesse des sens, d'égalité sexuelle, et de bonne santé. »John Zerzan

L'AGROTERRORISME DANS NOS ASSIETTES

Michel Tarrier, 256 pages, Éditions LME
Commander le livre chez Amazon, Fnac ou l'éditeur :

http://www.amazon.fr/Agroterrorisme-dans-assiettes-Michel-Tarrier/dp/2360260391
http://livre.fnac.com/a3995918/Michel-Tarrier-Agroterrorisme-dans-nos-assiettes
http://www.lamaisondeditions.fr/livre-agroterrorisme-tarrier.html

source: notre-planete.info

vendredi 29 juin 2012

La FNSEA fait censurer une campagne un peu trop végétarienne à son goût

Par Agnès Rousseaux (19 juin 2012)
L’entreprise de restauration collective Sodexo s’est attirée les foudres de la FNSEA, premier syndicat agricole. En cause : une affiche alertant les consommateurs sur l’impact de l’élevage intensif sur l’environnement, et pouvant les inciter à manger un peu moins de viande. L’affiche a été prestement retirée et Sodexo s’est excusé.

mercredi 27 juin 2012

Programmés pour l'obésité et le diabète ?


chinese_obese_6742e.jpg L'association britannique CHEM Trust publie un rapport intitulé « Panorama scientifique des liens entre exposition chimique et risques d'obésité et de diabète », qui parvient aux mêmes conclusions que le rapport du RES « Evaluation du lien entre environnement chimique, obésité et diabète (ECOD) ». 

...le modèle énergétique (nutrition-sédentarité) ne suffit pas à expliquer les épidémies mondiales actuelles d'obésité et de diabète ; des substances chimiques polluantes obésogènes et diabétogènes sont également à l'œuvre... 

Programmés pour l'obésité et le diabète ? 

mercredi 6 juin 2012

05/06/2012...Japon, des dizaines de tonnes de sardines s'échouent mystérieusement dans un petit port de pêche, l'odeur dans la ville est pestilentielle


Des dizaines de tonnes de sardines se sont échouées mystérieusement dans le petit port de pêche d'Ohara de la ville d'Isumi de la préfecture de Chiba au Japon ces 2 derniers jours.

Selon la presse locale les sardines ont commencé à s'échouer mystérieusement  le 3 juin vers midi jusque dans l’après midi du 4. Plusieurs dizaines de tonnes se sont ainsi accumulées dans le port et l'odeur dans la région est devenue pestilentielle.

Les images postées sur Tweeter révèlent l'ampleur du désastre, et les commentaires les accompagnant confirment que le petit port sera fermé jusqu’à demain pour pouvoir en assurer le nettoyage. Les pécheurs locaux sont abasourdis par le phénomène, et restent impuissant à expliquer les raisons de cette hécatombe mystérieuse.
source: Nature alerte

lundi 4 juin 2012

Fukushima et l’avenir du monde

Plus de détails sur Fukushima et les déboires de la centrale nucléaire dont la situation est très très préoccupante. Il ne reste que peu de temps, reste à savoir si celui-ci va être mit à profit pour tenter d’endiguer la prochaine catastrophe qui aura lieu, séisme ou non!

coteest4Les inquiétudes au sujet du risque d’effondrement de la piscine de l’unité 4 de la centrale de Fukushima Daiichi sont-elles fondées ? Au Japon, tout le monde parle de ce danger et, pour répondre à cette question, des journalistes d’investigation de l’émission « Hodo Station », sur la chaîne de télévision TV Asahi, ont réalisé une enquête dont les résultats ont été diffusés le 25 mai 2012.
Cet article présente les principales informations tirées de cette recherche puis une extrapolation sur ce qui pourrait advenir si Tepco ne réussissait pas son pari de récupérer les barres de combustibles d’ici trois ans.
Avant toute chose, je tiens à remercier Kna qui nous permet d’avoir accès, par son travail de traduction, de sous-titrage et de diffusion de vidéos, à des informations qui, jusqu’à présent, restent taboues en France dans les grands médias.
Une émission remarquable : une problématique,

vendredi 1 juin 2012

Canada: 5 laboratoires fédéraux qui surveillent la pollution chimique dans les lacs et les océans ont fermé !

La fermeture de cinq laboratoires fédéraux qui surveillent la pollution chimique dans les lacs et les océans soulève l'indignation dans les milieux scientifiques au pays.

Une centaine de chercheurs et de professeurs demandent au premier ministre Stephen Harper de revenir sur cette décision, prise par Pêches et Océans Canada dans la foulée du dernier budget fédéral.

Peter Hodson, professeur de biologie à l'Université Queen's, à Kingston, a fait parvenir une lettre en ce sens aujourd'hui à M. Harper.

lundi 28 mai 2012

Quand la "déforestation" atteint aussi les mers

Un quart de la végétation présente au fond des océans a disparu. Or, tout comme les arbres, elle capte fortement le CO2. Sa destruction pourrait donc bouleverser l’équilibre gazeux de notre planète.

La déforestation terrestre, visible, est une plaie majeure pour notre planète, mais sachez que les "forêts" marines ne se portent pas mieux : 29% d'entre elles n’existent plus en raison de la pollution ou du changement climatique. Or, ne pas s'en occuper serait une erreur car les herbiers marins contribuent significativement à la régulation du CO2 atmosphérique.

En effet, selon une étude parue le 20 mai dans l’édition en ligne de Nature Geoscience, la végétation marine capterait deux fois et demi plus de carbone par kilomètre carré que les forêts terrestres. Pour chiffrer le phénomène, cela représente 83.000 tonnes métrique de carbone piégées par les plantes marines quand une forêt en absorbe 30.000. Même si ces végétaux ne tapissent que 0,2% des fonds marins, cela représente des surfaces non négligeables pour une planète recouverte d’océans au deux tiers.

Aussi, d’après les chercheurs ces plantes conserveraient le carbone beaucoup plus longtemps qu’un arbre "typique".

Les recherches ont montré que certains herbiers analysés à travers le monde contenaient du carbone vieux de plusieurs milliers d’années.

A l’heure actuelle, les scientifiques estiment que ces plantes marines capturent environ 27 millions de tonnes de carbone par an. Leur disparition progressive pourrait ainsi déstabiliser fortement les concentrations de CO2 atmosphérique.

Source: maxisciences.com

Chili: Après les dauphins et les pélicans, les crustacés meurent... Les pétroliers dans la ligne de mire

Les pétroliers tuent... 
 
cru.jpg
 
PEROU - Qu'est-ce qu'il se passe le long de la côte Pacifique du Chili et du Pérou  ?

Après les dauphins et les pélicans, ce sont maintenant des milliers de crustacés qui ont été retrouvés morts au large de la côte de Lima, selon une déclaration de la marine péruvienne vendredi.

La cause des décès est sous enquête, a déclaré le ministre de l'Industrie et de la pêche, Gladys Triveno, avertissant qu 'il serait prématuré de donner une explication à ce phénomène inhabituel.

La Marine a présenté un rapport à l'Agence pour l'évaluation du contrôle de l'environnement afin d’en déterminer la cause. 

Le biologiste Yuri Hooker de l’Université de Cayetano Heredia confirme et dit que les crustacés ont été retrouvés  sur Pucusana Beach, une plage à 60 km au sud de Lima. Les crustacés vivent pour la plupart le long de la côte du Chili et sur la côte nord du Pérou.

Que s’est-il passé ? Les crustacés pourraient avoir été touchés par le réchauffement des eaux du Pacifique. Environ 900 dauphins ont été retrouvés morts le long de la côte nord du Pérou entre les mois de février et d’avril.

Une étude gouvernementale nous raconte (balivernes ?) que les mammifères marins sont morts de causes naturelles, mais dorénavant, une autre hypothèse surgit et va faire mal: les groupes environnementaux locaux accusent les lobbies pétroliers de la région de souiller les eaux, une thèse qui, évidemment, doit être rapidement écartée par le gouvernement.


Caleb MacGregor pour WikiStrike


 Sources:  YahooNews  /  theextictionprotocol
tirées de:  
http://dimensione-terra.blogspot.it/~~HEAD=NNS 

vendredi 25 mai 2012

Effacer Fukushima (Vidéo)

Les faits présentés ci-dessous sont réels. Ils ont servi et servent à atténuer l’impact d’informations dramatiques sur l’industrie nucléaire, voire à faire oublier aux hommes qu’une catastrophe de grande ampleur a lieu sur la Terre, celle qui a commencé il y a un an à Fukushima.

Toutes les astuces utilisées pour cacher les données, pour minimiser les dangers, pour éviter de reconnaître les responsabilités seront évidemment réutilisables pour la prochaine catastrophe qui ne manquera pas d’arriver bientôt, selon les lois statistiques, à l’un des 440 réacteurs répartis tout autour de la planète.

Alors voyons, quelles sont ces astuces ?

 

1) Effacer les données

Au Japon, les données de contamination obtenues via Speedi entre le 11 mars et le 15 mars ont été effacées « par mégarde ». Le système Speedi était sensé alerter la population rapidement en cas de pollution radioactive. Il n’a pas été utilisé, car les données recueillies ont été estimées « surréalistes ».

 

2) Etre frappé d’amnésie

« Je n'ai pas dormi pendant plus d'une semaine, et je ne me souviens de presque rien », a déclaré M. Haruki Madarame, directeur de la NISA (agence japonaise de sûreté nucléaire). Quand on est directeur de la sécurité nucléaire, il n’y a pas besoin d’assumer, il suffit d’être amnésique.

 

3) Ne pas communiquer les informations sensibles

Si toutefois on ne peut pas faire autrement, attendre plusieurs mois, par exemple avant d’annoncer la fonte des cœurs des réacteurs.

Si par hasard un organisme de sécurité vous demande la copie d’un rapport, il suffit de le caviarder pour éviter d’être reconnu responsable.

Une fois les cœurs fondus,ne jamais utiliser le mot « corium »et ne jamais parler de reprise de criticité

Si on en parle par mégarde, se rétracter immédiatement.

 

5) Surtout, ne pas diffuser les images des explosions !

La vidéo de l’explosion de l’unité 4 n’a jamais été rendue publique.

La vidéo de l’explosion de l’unité 3 ne doit plus être diffusée.
Exemples :

- Le documentaire « Fukushima » (Thierry Lefranc) ne montre aucune explosion. Pourtant cette vidéo est censée expliquer les circonstances de la catastrophe.

- « Le déroulement de l'accident de Fukushima Daiichi » (IRSN) ne montre pas l’explosion de l’unité 3. Pourtant, ce film est censé détailler le déroulement de l'accident de la centrale de Fukushima Daiichi.


Et bien sûr, si une explosion dont on a malencontreusement diffusé la vidéo a une allure bizarre, a un panache noir ou est trop puissante, surtout marteler qu’il s’agit d’une explosion d’hydrogène. Il n’est pas nécessaire d’en dire plus, les gens n’y connaissent rien en explosion nucléaire.

 

6) Nier une explosion si elle n’est pas visible

Tepco a modifié sa position sur l'existence d'une explosion dans le réacteur 2 et a conclu, 7 mois après les faits, qu'elle n'a pas eu lieu. Il est en effet préférable de nier ce qui ne se voit pas. 3 explosions au lieu de 4, c’est toujours ça de pris.

 

7) Faire des tours de magie pour démontrer l’innocuité de la radioactivité




Par exemple, boire en public de l’eau de refroidissement d’un réacteur nucléaire, comme l’a fait Yasuhiro Sonoda, secrétaire parlementaire.

 

8) Ne jamais parler de plutonium

(...)

 

22) Supprimer des comptes Youtube dérangeants

Le 10 mai 2012, Youtube a supprimé le compte de Tokyobrowntabby. Sous ce nom se cache une habitante de Tokyo qui diffusait des vidéos sur le thème de Fukushima, avec sous-titrages anglais ou japonais. On se souvient aussi de la disparition du compte d’Alex, ce Français expatrié qui faisait des comptes rendus vidéo quasi quotidiens de la catastrophe nucléaire…

Kna60, qui a aussi subi des restrictions sur Youtube, explique parfaitement ce phénomène de contrôle des grandes firmes sur les vidéos. Au passage, il reprend deux vidéos d’Alex de 2011 qui valent le détour si vous ne les avez jamais visionnées !


Pour lire la totalité, cliquer ICI





Un article de Pierre Fetet, publié par fukushima.over-blog.fr

 

jeudi 24 mai 2012

Toulouse. Vente de viande humaine pour sensibiliser à la cause animale

 
Les Semaines Mondiales d'actions pour l'Abolition de la Viande ont pour but d'introduire dans le débat politique et citoyen la question de l'abolition de la production et de la consommation de la chair animale et d'autres produits dérivés. « Toutes les heures, six millions d'animaux terrestre sont tués dans le monde pour être transformés en produits de consommation alimentaire. Le nombre d'animaux aquatiques est plus conséquent encore » s'indigne l'un des militants sur la place du Capitole. Comme celui-ci de nombreux collectifs se mobilisent pour essayer de remédier à ces « pratiques de torture ».
Ces groupes militants ne manifestent pas leur indignation afin d'inciter les personnes à modifier leur comportement alimentaire en devenant végétarien ou végétaliens. Leur objectif est de revendiquer, pour des raisons éthiques, l'interdiction de la production et de la consommation de chair animale. À l'occasion de cette semaine de lutte, des conférences, des actions de rue, des distributions de tracts ainsi que des stands d'information sont organisés pour propager l'idée que « la consommation de produits ‘carnés’ n'a aucune justification éthique et devrait par conséquent être interdite », comme dis l'une des manifestantes.
 
Réactions…
L’action militante qui a eu lieux Mercredi place du Capitole a suscité de nombreuses réactions de la part des passants. Surprise et interrogations étaient au rendez-vous. « Personnellement je pense que cette action est assez pertinente. Elle nous permet d’avoir une réflexion voir de nous faire une opinion à ce sujet mais concrètement je ne pense pas que cela va changer les mentalités » confie Ludovic, étudiant toulousain. « C’est intéressant que cette action se passe sur le Capitole, cela permet de sensibiliser tout le monde à ce sujet, cependant je pense qu’elle manque un peu d’ampleur » pense Ariane, étudiante de passage dans la ville Rose.

Source wikistrike

Aluminium: Un poison dans notre maison

À envoyer à tous les maires de France...pour "exiger" de ne plus utiliser l'aluminium pour traiter l'eau...nombreux sont ceux qui ne savent pas que l'eau de leur commune est traité avec des sels d'aluminium...!

http://sante.planet.fr/prevention-aluminium-un-poison-dans-notre-maison.197314.113.html


Considéré comme inoffensif, l’aluminium s’est imposé dans tous nos produits de consommation (aliments, médicaments, cosmétiques...).

Or, de plus en plus d'études démontrent qu'il serait responsable de cancers, de maladie d'Alzheimer, de Parkinson... Réponses avec le Dr Pierre Souvet, Président de l'Association santé environnement France.

Aluminium dans l'eau : une augmentation de cas d'Alzheimer aluminium eau alzheimer Publicité En 2000, l'étude PAQUID* a montré que le risque de contracter la maladie d'Alzheimer est 1,99 fois plus élevé dans les régions où l'eau est riche en aluminium (plus de 0,1mg/litre).

Or, en France, la norme est de 0,2mg/litre d'eau potable, soit le double ! D'où ça vient : Il est ajouté du sulfate d'aluminium dans le traitement de l'eau potable pour la rendre transparente. En quoi est-il nocif : L'aluminium se fixe sur les tissus cérébraux, accélère leur vieillissement et détruit le système nerveux.

« C'est un neurotoxique avéré. Il passe dans le sang, se fixe dans le cerveau et y reste. A force d'en absorber, cela entraîne des troubles neurologiques », explique le Dr Souvet.

(...)

Pour lire la suite, cliquer ICI

Un article de Florence Massin, validé par Dr Pierre Souvet , publié par Mediapart

Monsanto entre dans sa période de vaches maigres….

        Bonne nouvelle!!…

Après avoir impunément massacré et pillé la Planète, le géant Monsanto essuie quelques revers bien mérités. La firme a fait l’objet de poursuites à plusieurs reprises au cours des dix dernières années mais qui se sont souvent soldées par une entente à l’amiable. Et trop souvent, Monsanto qui a osé poursuivre des agriculteurs pour vol de semences brevetées s’en est tiré sans aucun problème. Mais comme l’enseigne La Bible :

« Après les vaches grasses, les vaches maigres ».

Le vent semble donc avoir tourné pour ce Goliath de l’agriculture. En France, le 13 février, le tribunal de grande instance de Lyon a condamné Monsanto pour l’intoxication au Lasso de Paul François, un agriculteur charentais qui a connu de graves troubles neurologiques après avoir inhalé en 2004 ce pesticide aujourd’hui interdit.  


Et le 4 avril dernier le tribunal de l’état du Rio Grande do Sul, au Brésil, l’a condamné à rembourser les royalties payées depuis 2003, ce qui représente près de 6,2 milliards d’euros pour plus de cinq millions d’agriculteurs.
De nombreuses associations d’agriculteurs et de travailleurs agricoles s’étaient associées pour porter plainte contre l’obligation faite aux agriculteurs de payer des royalties non seulement sur les semences achetées mais également sur les semences conservées des récoltes précédentes. Ils ne pouvaient donc ni ressemer les années suivantes, ni donner ou échanger leurs semences.

C’est le juge Giovanni Conti, qui a ordonné de suspendre la collecte des redevances sur les semences génétiquement modifiées de soja pour Monsanto ainsi que le remboursement des frais de licence payés depuis 2003/2004, en soulignant que les pratiques commerciales des entreprises transnationales semencières comme Monsanto ont violé la loi brésilienne sur les variétés. Si Monsanto ne respecte pas ce jugement, une pénalité de 400 000 euros par jour sera alors appliquée.

Au Brésil, Monsanto entendait introduire, pour la campagne 2012/2013, une nouvelle variété de soja GM, « intacta RRpro », autorisée au Brésil en 2010, et souhaitait aussi augmenter les royalties de 48 euros/hectares, passant ainsi à 145 euros/hectares. Monsanto justifiait à nouveau cette augmentation par l’assurance de meilleurs rendements avec cette variété et des épandages moindres.



Inf’OGM expliquait dans un article publié en 2006 qu’au Brésil, qui est une république fédérale, les inventions biotechnologique sont réglées par les articles 10 et 18 de la loi 9 279 qui date de 1996 et qui établit, a priori, la brevetabilité de toutes les inventions. L’article 10 exclut de la définition de l’invention « tout ou partie d’êtres vivants naturels et des matériels biologiques trouvés dans la nature, ou encore qui en sont isolés, y compris le génome ou germoplasme de tout être vivant naturel et les processus biologiques naturels. »

Les êtres vivants trouvés dans la nature ne sont donc pas considérés comme une invention dans leur tout ou en parties. Quant à l’article 18, il définit la matière non-brevetable, dont les êtres vivants et parties d’êtres vivants, à l’exception des micro-organismes transgéniques. « Ces micro-organismes, à l’exception de tout ou partie de plantes ou d’animaux, expriment, par l’intervention humaine directe dans leur composition génétique, une caractéristique qui, normalement, n’est pas réalisable par l’espèce dans des conditions naturelles ».

Mais Monsanto avait réussi à contourner cette loi, notamment en signant des accords avec producteurs et négociants qui, en bout de course, imposaient le paiement des royalties. Ce que les organisations contestaient donc en justice.

Au niveau de l’état fédéral, Monsanto envisage de faire appel de cette décision, mettant en cause notamment la recevabilité de la plainte déposée par des organisations puisqu’elle n’a de relations commerciales qu’avec des individus. à présent, c’est à la Cour suprême du Brésil de déterminer si cette décision a ou non une portée nationale.

Une situation similaire s’était présentée en Argentine où Monsanto avait cherché aussi à « négocier » des royalties, mais après les mises en cultures. Les négociations ayant échoué, Monsanto avait alors cherché à attaquer les entreprises européennes qui importaient du soja GM. à plusieurs reprises, les tribunaux européens ont dénié à Monsanto ce droit de récupérer ses royalties sur le soja GM importé sous forme de farine ou de tourteaux pour alimentation animale.

En France, le Certificat d’Obtention Végétale remplace les brevets et une nouvelle loi impose maintenant aux agriculteurs de payer des royalties sur leurs semences de ferme (pour 21 plantes), c’est-à-dire lorsqu’ils conservent une partie de leur récolte et qu’ils la ressèment l’année suivante. C’est ce même dispositif que les organisations agricoles viennent de faire annuler pour le soja transgénique au Brésil.

Il nous reste à espérer que la même chose se produira partout ailleurs et surtout en France, car, pour le collectif « Semons la biodiversité », qui regroupe entre autres la Confédération paysanne et Agri pour l’environnement, ce texte « bafoue un droit ancestral des paysans, entame leur autonomie et représente une entrave à la biodiversité cultivée ».

Auteur : Sylvie Simon

Source : www.sylviesimonrevelations.com via les moutons enragés
Voir aussi:
MONSANTO : UNE MILITANTE CONTRE LES HERBICIDES MENACEE DE MORT

mercredi 23 mai 2012

Artique: Du méthane très ancien remonte à la surface

Arctique : du méthane très ancien remonte à la surface

Le gaz stocké en profondeur depuis des millions d'années s'échappe par des trous visibles dans les glaces.

Du méthane stocké depuis des millions d'années à de très grandes profondeurs s'échappe dans l'atmosphère dans plusieurs parties du globe. Des chercheurs américains de l'université de Fairbanks (Alaska) ont découvert que ces fuites d'origine naturelle se produisent aussi dans les régions arctiques, en Alaska et au Groenland. Les résultats de leurs travaux sont publiés en ligne dans la revue Nature Geoscience.

Le méthane est actuellement le deuxième gaz à effet de serre émis par les activités humaines après le CO2. À quantité égale, son impact sur le réchauffement est plus puissant que le CO2 mais il a une durée de vie plus courte.

«Émissions très fortes»

En survolant en avion les lacs et les fjords gelés d'Alaska et du Groenland, Katey Walter Anthony et son équipe ont repéré et cartographié plus de 150.000 trous par lesquels les grosses bulles de ce puissant gaz à effet de serre remontent à la surface.

Les analyses faites sur place ont montré que la majorité de ce méthane est d'origine très ancienne.

«Les émissions sont ponctuelles et très fortes, plus importantes que celles produites par le méthane récent (quelques centaines de milliers d'années, NDLR)», note Ger­hard Krinner, du laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble (LGGE/CNRS).

Le méthane ancien provient des réservoirs profonds de charbon ou d'hydrocarbures. Il remonte le long des failles géologiques, sur les bords des rivières et dans les zones où des glaciers viennent de fondre.

Les chercheurs américains se gardent bien d'affirmer que les fuites de méthane ancien pourraient être provoquées par le réchauffement des températures. «Nous ne disons pas que ces fuites ne se produisaient pas auparavant, souligne Katey Walter Anthony.

On vient seulement de les découvrir.» Les découvertes récentes d'importants gisements d'hydrocarbures dans cette région du globe laissent toutefois penser que les quantités stockées en profondeur pourraient être très conséquentes. «Leur remontée en surface pourrait donner un petit coup d'accélérateur au réchauffement», estime Gerhard Krinner.

Dans les régions arctiques, les chercheurs se sont préoccupés jusque-là exclusivement du méthane et des gaz à effet de serre de formation récente, emprisonnés dans le permafrost. Le dégel pourrait en libérer d'énormes quantités dans l'atmosphère: de 30 à 63 milliards de tonnes d'équivalent carbone, selon une étude récente.

Un article de Yves Miserey, publié par lefigaro.fr via comment va la belle bleue

290 MILLIARDS DE MICROPLASTIQUES EN MEDITERRANEE

290 milliards de microplastiques en Méditerranée

(...)

290 milliards de microplastiques flottants sur les 10 à 15 cm d'eau dérivent en Méditerranée, selon les données recueillies lors des deux campagnes scientifiques de l'Expédition MED (Méditerranée en danger) menées en 2010 et 2011 en mer Méditerranée nord-occidentale.

(...)


"Une soupe de plastiques"

(...)

En moyenne, le nombre de micro-déchets flottants atteint 115.000 éléments (ou fragments) par km2, avec un maximum rencontré de 892.000 éléments, selon l'analyse des prélèvements. "Ce constat est alarmant, car cette concentration moyenne dépasse celle des gyres océaniques, formant les continents de déchets du Pacifique et de l'Atlantique, avec davantage de stations présentant de fortes concentrations (plus de 100.000 éléments)" ont prévenu les chercheurs.

Des microdéchets retrouvés dans l'estomac des poissons

(...)

Des concentrateurs de polluants transférés dans la chaîne alimentaire ?

(...)

Pour lire la totalité de l’article, cliquer ICI

Un article de Rachida Boughriet, publié par actu-environnement.com

23/05/2012...Bresil, des garçons au pénis atrophié pour cause de pesticides


Une équipe médicale franco-brésilienne a mis en évidence une prévalence anormalement élevée de micropénis chez des nouveau-nés mâles, dans une région du Nordeste, au Brésil, où l'usage des pesticides est intensif.

Les auteurs de l'article, mis en ligne sur le site de l'International Journal of Andrology, estiment que leurs données "accroissent les soupçons sur le rôle joué par une exposition prénatale aux perturbateurs endocriniens dans les malformations génitales masculines externes, en particulier les micropénis."

Certaines malformations génitales sont d'origine génétique, mais il est bien établi que des polluants ayant des propriétés similaires aux hormones féminines (œstrogènes) ou antagonistes à celles des hormones masculines (antiandrogènes) les favorisent également. Beaucoup de ces perturbateurs endocriniens peuvent s'accumuler dans le tissu adipeux et être transmis au fœtus à travers la barrière placentaire.

L'équipe dirigée par le professeur Charles Sultan (CHU et université de Montpellier) a mené son étude pendant deux ans dans les hôpitaux de Campina Grande, la deuxième ville de l'Etat du Paraiba, qui compte 400 000 habitants. Beaucoup d'entre eux vivent dans des favelas dépourvues d'égouts, où pullulent les insectes. D'où un recours massif aux insecticides dans leur domicile, sans compter les expositions liées à la profession exercée par les parents.

L'étude avait trois objectifs : établir l'incidence des trois principales malformations génitales masculines, identifier les facteurs pouvant en être à l'origine et étudier le rôle potentiel d'une contamination prénatale par des perturbateurs endocriniens, en lien avec une exposition parentale environnementale ou professionnelle.

Les anomalies génitales recherchées étaient l'absence de descente des testicules dans les bourses (cryptorchidie), la position anormale du méat urinaire (hypospadias) et le micropénis (défini comme de morphologie normale mais mesurant moins de 31 mm, par rapport à la moyenne qui est de 47 mm dans cette population).

Un total de 2 710 garçons a été examiné dans les quarante-huit heures suivant l'accouchement. Tous les cas d'anomalie détectés ont été étudiés par des pédiatres endocrinologues pour confirmer le diagnostic et pratiquer notamment un dosage de la testostérone et des analyses génétiques.

En tout, 56 cas de malformations génitales ont été identifiés : 23 cas de cryptorchidie (0,85 % des garçons), 15 cas d'hypospadias (0,55 %) et 18 cas de micropénis (0,66 %). Si la fréquence des deux premières anomalies n'est que légèrement supérieure à la moyenne observée à travers le monde, il n'en va pas de même pour les micropénis : le taux est 44 fois plus élevé que dans une étude épidémiologique menée aux Etats-Unis à la fin des années 1990, plus de 11 fois supérieur à la prévalence signalée en 2010 en Egypte, et le double de celui constaté par les mêmes chercheurs dans la région de Montpellier.

Pour évaluer l'exposition prénatale, l'équipe a interrogé les parents au moyen d'un questionnaire. Au Brésil, les insecticides employés sont principalement des organophosphorés, des carbamates et des pyréthroïdes, tous autorisés, mais aussi des produits interdits, comme le DDT. Les mères ont été interrogées sur le recours à des insecticides au domicile, ainsi que l'exposition à d'autres produits domestiques contenant des perturbateurs endocriniens. Les activités professionnelles pouvant impliquer un contact avec des pesticides ont également été détaillées.

Restait à déterminer l'origine des malformations. Les chercheurs ont pu écarter l'hypothèse d'une anomalie génétique, d'un défaut de production hormonale ou d'une réponse anormale à l'action des androgènes. Ils ont constaté que 92 % des garçons présentant une malformation génitale avaient subi une exposition durant la période fœtale : la quasi-totalité de leurs mères avait fait un usage domestique d'insecticide. De plus, 80 % des mères et 58 % des pères avaient eu une ou plusieurs activités professionnelles impliquant l'usage de pesticides ou d'autres perturbateurs endocriniens.

Source © Paul Benkimoun/ LE MONDE du 19/05/2012 /Nature alerte

FUKUSHIMA : RUPTURE DE CONFINEMENT CONFIRMEE AU N°1

 
Depuis qu’il avait été mis sous tente par Tepco le réacteur N°1 ne faisait pas trop parler de lui. Mais par la voix du Tokyo Shimbun nous apprenons aujourd’hui qu’il ne resterait que 40 centimètres d’eau au fond de la cuve du réacteur et qu’une fuite existerait au niveau de la canalisation reliant la cuve du réacteur au Torus .
revenons sur ce réacteur en images
sur cette coupe schématique d’un réacteur à eau bouillante de type Mark I. nous voyons le Drywell DW( enceinte sèche ) et le Wetwell WW qui correspond à la piscine en acier, de forme torique, où l’on condense la vapeur d’eau issue du cœur du réacteur.
Voici le plan réel du réacteur .
reactor blueprint (1)
Comme on le voit sur ce plan le DW et le WW sont reliés par des grosses canalisations visibles sur cette photo de la construction de la centrale de Fukushima.
Browns Ferry Nuclear Power Plant de l ‘Unité 1 en cours de construction qui a débuté en 1966.
L’épaisseur de la cuve principale est de 30 mm mais les canalisation reliant le DW et le WW ont une paroi de 7,5 mm seulement.
Donc selon le Blog en Anglais de Mochizuki Iori qui rapporte les informations publiées par le Tokyo Shimbun en Japonais le niveau d’eau qui était de 60 cm dans le réacteur 2 serait plus bas dans le réacteur 1.
L’Organisation pour la Sureté Nucléaire du Japon aurait analysé le niveau de l’eau à partir de la quantité d’azote injecté dans la cuve du circuit primaire (PCV) et la pression de l’air à l’intérieur . Le résultat en est que le niveau d’eau serait à seulement 40 cm du fond de la cuve et cela bien qu’ils injectent 6 tonnes d’eau à l’heure dans la cuve.
Les canalisations connectant le DW et la piscine (torus) WW auraient des trous de plusieurs cm de diamètres, et toute l’eau injectée fuirait par ces trous et coulerait dans l’embase du bâtiment du réacteur.
Schéma de la fuite entre de DW et le WW dans le réacteur N°1 publié par le Tokyo Shimbun
Si cette information est exacte cela confirmerait que le corium en fusion aurait attaqué ce point faible que constitue cette canalisation .
L’eau coulerait sur le sol de cette embase à partir du bâtiment de la turbine, situé à côté de celui du réacteur, à travers les tuyaux et les câbles.
réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fukushima (cas d’une fuite d’eau très radioactive venant du bâtiment du réacteur et ayant atteint la mer via des tranchées et tunnels)
Tepco disait que le niveau de l’eau était de 1,80 m mais cela serait probablement faux .
Tepco programme des opérations endoscopiques pour connaître la température à l’intérieur du PCV pour la fin de cette année…
Source: Fukushima informations via wikistrike

Akio Matsumura nous prévient

Akio Matsumura nous prévient
 
fuku.PNG


Interview du diplomate Akio Matsumura qui nous prévient que la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon peut finalement se transformer en un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre.
 
85 fois plus de césium 137 que Tchernobyl “détruirait l’environnement mondial et notre civilisation. Ce n’est pas sorcier, pas plus que ça ne concerne le débat pugilistique sur les centrales nucléaires. Il s’agit d’une question de survie de l’humanité.”
 
http://akiomatsumura.com/2012/04/682.html
 

mercredi 16 mai 2012

LA TERRE VUE DU CIEL, UN SPECTACLE ALARMANT

Pour son rapport sur l'état de la planète, publié ce mardi 15 mai, le WWF a fait appel à un astronaute pour témoigner de l'évolution dramatique de la situation. Une mise en scène qui vise à tirer le signal d'alarme à cinq semaines de Rio + 20, le prochain sommet de l'ONU sur le développement durable.

Le témoignage de l'astronaute hollandais André Kuipers depuis la station spatiale internationale (ISS) résume parfaitement le constat : « De la station, je peux voir l'empreinte de l'Humanité sur la planète, y compris les feux de forêt, la pollution de l'air et l'érosion ».

Pour la huitième édition de son rapport « Planète vivante » publié tous les deux ans en collaboration avec la Société Zoologique de Londres et le Réseau Empreinte Ecologique Globale, l'ONG environnementale WWF a voulu marquer les esprits.
Le rapport détaille comment l'évolution démographique, l'urbanisation, l'explosion de la demande en énergie et des émissions de gaz à effet de serre imposent à la planète une pression de plus en plus insoutenable.

La situation s'est détériorée depuis 1992

Malgré la multiplication des sommets sur la Terre depuis celui de 1992 à Rio -dont on célèbre l'anniversaire en juin lors de « Rio + 20 »- la situation n'a fait qu'empirer depuis, notamment en matière de biodiversité animale et végétale et de ressource en eau.

La dégradation s'est accélérée au cours de la dernière décennie. Les émissions de gaz à effet de serre ont explosé. La demande en ressources naturelles a doublé depuis 1996, et il faut désormais un an et demi pour reconstituer les ressources que l'humanité consomme en un an. Au train où vont les choses, il faudrait en 2030 deux planètes pour répondre à ces besoins.

Autre sujet de préoccupation souligné par le rapport : l'accaparement de terres agricoles depuis le milieu des années 2000, pour une surface équivalente à celle de l'Europe de l'Est. Les causes en sont multiples : croissance démographique, consommation en hausse, demande de produits alimentaires, biocarburants, matières premières ou encore bois d'œuvre.


 
Environ 13 millions d'hectares de forêts ont disparu chaque année entre 2000 et 2010.

Des inégalités croissantes

Le WWF attire aussi l'attention sur un phénomène de plus en plus criant : non seulement la pression exercée sur la planète par l'homme est de plus en plus forte, mais la répartition de ses fruits est aussi de plus en plus inéquitable.

L'empreinte écologique des pays à hauts revenus est cinq fois supérieure à celle des pays à bas revenus. En tête de ce palmarès le Qatar, le Koweït, les Emirats Arabes Unis, le Danemark, les États-Unis d'Amérique, la Belgique, l'Australie, le Canada, les Pays-Bas et l'Irlande, qui ont la plus forte empreinte écologique par habitant.

Mais en termes de progression, les pays émergents sont plus inquiétants encore : depuis 1961, les BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine) et les pays à revenu intermédiaire ont augmenté leur empreinte écologique par habitant de 65 %.

Les enjeux de Rio + 20

L'ONG a dégagé une quinzaine de priorités visant notamment à protéger et maintenir la biodiversité et les écosystèmes, à produire plus efficacement en utilisant moins d'énergie et de matières premières, à consommer moins et mieux, à reconnaître et intégrer la valeur de la biodiversité et des services écologiques dans les décisions politiques et économiques, à instaurer une gouvernance équitable des ressources, à réorienter les flux financiers dans un sens favorable à la conservation...


 
« Rio + 20 peut et doit être le moment pendant lequel les gouvernements s'engagent pour une société durable et socialement juste », conclut le rapport, qui voit dans cette conférence « une occasion unique pour tous ceux (gouvernements, société civile, villes et entreprises) qui veulent unir leurs forces et jouer un rôle crucial dans la préservation de notre planète ».

Mais Rio + 20 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices. Après quatre mois de discussion et deux semaines de négociations, les 193 Etats membres ne sont pas parvenus à un consensus sur le plan d'action « The future we want », qui doit en servir de point de départ.

Les points d'achoppement concernent notamment la définition du concept d' « économie verte » et de sa pertinence pour les pays du Sud.

Les négociations doivent se poursuivre à compter du 29 mai prochain pour une session de cinq jours, et reprendre si besoin une dernière fois le 13 juin à Rio afin d'aboutir à un document de travail pour l'arrivée des chefs d'Etats.

Ces derniers se réuniront trois jours à partir du 20 juin pour donner une suite au Sommet de la Terre de 1992, qui avait abouti à l'adoption de l'agenda 21 et à la déclaration de Rio sur l'Environnement et le Développement.

Un article de Dominique Pialot, publié par latribune.fr